Un déménagement en Suisse est un projet exigeant sur le plan administratif. Plusieurs autorités – le réseau des représentations suisses à l’étranger, le service cantonal de la population, le contrôle des habitants de la commune de domicile – s’articulent entre elles, et le droit fédéral assortit l’entrée de délais contraignants. Quiconque manque l’un de ces délais s’expose à des retards dans la procédure d’autorisation ou à une lacune de couverture au titre de l’assurance-maladie obligatoire. Cet article présente les étapes par ordre chronologique : la préparation avant le départ, les premiers jours après l’arrivée et les démarches d’intégration à plus long terme. Il expose la situation juridique de manière générale et ne remplace ni les renseignements du service de la population compétent ni un conseil juridique individuel. Dans chaque cas particulier, la réglementation et la pratique du canton de domicile sont toujours déterminantes ; les délais mentionnés ici sont des points de repère, et non une garantie définitive.

Phase 1 : avant le départ

Les orientations les plus lourdes de conséquences se décident avant même le début du voyage. La bonne catégorie d’autorisation, des documents légalisés et – sur un marché du logement tendu – un appartement requièrent une certaine anticipation. Commencer tôt n’est pas une recommandation, mais une nécessité pratique.

Clarifier la catégorie d’autorisation

La Suisse connaît deux systèmes d’admission fondamentalement différents. Les ressortissants des États de l’UE/AELE relèvent de l’Accord sur la libre circulation des personnes (Accord sur la libre circulation des personnes, ALCP, RS 0.142.112.681) et de l’ordonnance correspondante sur l’introduction de la libre circulation des personnes (OLCP) ; ils peuvent s’annoncer avec relativement peu de documents. Les ressortissants d’États tiers sont admis selon la Loi sur les étrangers et l’intégration (LEI, RS 142.20) – l’admission en vue de l’exercice d’une activité lucrative est régie notamment par l’art. 18 LEI (activité lucrative salariée), l’art. 19 LEI (activité lucrative indépendante) et l’art. 21 LEI, l’engagement supposant en règle générale la preuve de la priorité des travailleurs indigènes ainsi que des travailleurs de l’UE/AELE (art. 21 LEI). Le type d’autorisation – le plus souvent une autorisation de séjour B ou une autorisation de courte durée L – détermine les droits relatifs à l’activité lucrative, au regroupement familial (art. 42 à 47 LEI) et au changement de canton (art. 37 LEI).

La catégorie applicable à une situation concrète dépend de la nationalité, du but du séjour et de la situation professionnelle, et ne saurait être déterminée de manière générale. Une vue d’ensemble des types d’autorisation ainsi que les précisions relatives à l’autorisation d’établissement C figurent dans les articles complémentaires.

Se procurer et faire légaliser les documents

Selon le type d’autorisation, les autorités suisses exigent des pièces différentes. Les originaux et les copies certifiées conformes devraient être disponibles tôt, car les apostilles et les traductions certifiées conformes peuvent prendre plusieurs semaines.

  • passeport ou carte d’identité valable (UE/AELE)
  • photos de passeport biométriques conformes aux prescriptions de l’autorité de délivrance ; le format requis dans chaque cas est à demander au service de la population compétent ou au service des cartes d’identité
  • contrat de travail ou déclaration d’intention contraignante d’un employeur suisse
  • diplômes et certificats de formation, au besoin avec apostille ou légalisation
  • actes d’état civil (acte de naissance et, le cas échéant, acte de mariage)
  • extrait du casier judiciaire de l’État de domicile ; l’ancienneté maximale exigée de l’extrait est fixée par le service de la population compétent
  • preuve de moyens financiers suffisants en l’absence d’activité lucrative (cf. art. 27 LEI pour les séjours de formation et art. 30 al. 1 let. b LEI pour les cas de rigueur)
  • traductions certifiées conformes dans la langue officielle du canton de domicile, dans la mesure où elles sont exigées

Les États parties à la Convention de La Haye de 1961 utilisent l’apostille. Si un document provient d’un État non partie, la légalisation diplomatique par l’entremise de la représentation suisse compétente est nécessaire. La liste des États parties à la Convention est tenue par la Conférence de La Haye de droit international privé ; l’état actuel est à vérifier sur la liste officielle des membres avant de se procurer les documents.

Demander un visa (ressortissants d’États tiers)

Les ressortissants d’États tiers demandent un visa national (type D) auprès de la représentation suisse à l’étranger dans leur État de domicile. Parallèlement, l’employeur suisse dépose la demande auprès de l’autorité cantonale du marché du travail. Le visa n’est délivré qu’après que le canton a assuré l’octroi de l’autorisation ; pour l’admission des ressortissants d’États tiers en vue de l’exercice d’une activité lucrative, des nombres maximums (contingents) s’appliquent selon l’art. 19 LEI ainsi que selon l’ordonnance relative à l’admission, au séjour et à l’exercice d’une activité lucrative (OASA, RS 142.201, notamment l’art. 19 OASA et les dispositions suivantes). Les contingents, émoluments et délais de traitement concrets varient et sont à demander au service de la population compétent ainsi qu’à la représentation à l’étranger.

Les ressortissants des États de l’UE/AELE n’ont pas besoin de visa pour l’entrée. Ils doivent toutefois s’annoncer dans les délais après leur arrivée (voir phase 2).

Chercher un logement

Le marché locatif suisse est tendu, en particulier dans les grandes agglomérations ; le taux de logements vacants y est souvent très bas. La valeur actuelle pour une région donnée est publiée par l’Office fédéral de la statistique. La plupart des bailleurs exigent un dossier de candidature complet comprenant une preuve de revenu, un extrait du registre des poursuites, des références et une copie du contrat de travail. Le domicile dans la commune est une condition de l’annonce – sans adresse, pas d’annonce.

  • se renseigner sur le niveau des loyers dans le canton cible et établir un budget global réaliste
  • préparer un dossier de candidature complet
  • s’inscrire sur les plateformes immobilières courantes et donner suite rapidement aux rendez-vous de visite
  • prévoir une garantie de loyer ; son montant est plafonné par la loi et est en règle générale déposé sur un compte de garantie de loyer bloqué (cf. art. 257e CO, Code des obligations, RS 220)

Phase 2 : les 14 premiers jours après l’arrivée

Les deux premières semaines sont les plus denses sur le plan administratif. Le droit fédéral fixe ici le délai central, et l’annonce déclenche une chaîne d’autres obligations.

Annonce au contrôle des habitants

Quiconque a besoin d’une autorisation relevant du droit des étrangers doit s’annoncer auprès de l’autorité compétente avant l’expiration du délai sans autorisation, et en tout état de cause avant la prise d’emploi ; l’annonce se fait auprès du contrôle des habitants (selon la région, également services des habitants ou Einwohnerkontrolle) de la commune de domicile. L’obligation d’annonce de droit fédéral découle de l’art. 12 LEI ; le délai concret – souvent 14 jours à compter de l’entrée – est déterminé par le droit cantonal d’exécution et est à vérifier auprès du canton de domicile avant l’entrée. Le délai du canton de domicile est toujours déterminant. Cette annonce constitue le fondement juridique du séjour.

À apporter habituellement pour l’annonce :

  • passeport ou carte d’identité valable (UE/AELE)
  • visa ou assurance d’octroi de l’autorisation (ressortissants d’États tiers)
  • contrat de bail ou attestation de domicile
  • photos de passeport
  • actes d’état civil, lorsque des membres de la famille sont annoncés en même temps
  • contrat de travail

Après l’annonce, le titre de séjour pour étrangers est établi, respectivement remis ; le délai de traitement varie d’un canton à l’autre. Le titre sert de pièce d’identité à l’intérieur de la Suisse.

Obtenir l’autorisation

Les ressortissants des États de l’UE/AELE titulaires d’un contrat de travail d’un an ou plus reçoivent en règle générale une autorisation de séjour B, et une autorisation de courte durée L en cas d’engagement plus court (ALCP et OLCP). Pour les ressortissants d’États tiers, le service cantonal de la population détermine le type d’autorisation sur la base de l’assurance de visa. L’autorisation est habituellement établie par le service de la population après l’annonce et remise par la poste.

Compte bancaire et numéro de téléphone mobile

Un compte bancaire suisse est nécessaire pour la réception du salaire, le paiement du loyer et les ordres permanents. Les documents d’ouverture sont en règle générale le passeport, le titre de séjour pour étrangers (ou l’attestation d’annonce) et une preuve de domicile. Un numéro de téléphone mobile local est en outre nécessaire pour l’authentification à deux facteurs dans les relations bancaires et avec les autorités ; les cartes prépayées sont disponibles immédiatement, tandis que les abonnements supposent une vérification d’identité. Cet article ne recommande aucun fournisseur particulier et ne compare aucune condition.

Phase 3 : dans les trois premiers mois

Après l’annonce vient la deuxième fenêtre contraignante : l’adhésion à l’assurance-maladie obligatoire et les autres démarches administratives.

Assurance-maladie (KVG/LAMal)

Toute personne domiciliée en Suisse est tenue d’adhérer, dans un délai de trois mois à compter de la prise de domicile, à l’assurance obligatoire des soins (assurance de base selon la Loi fédérale sur l’assurance-maladie, KVG/LAMal, RS 832.10). La couverture d’assurance vaut rétroactivement à compter du jour de la prise de domicile. Quiconque manque le délai est affilié d’office à un assureur par le service cantonal compétent.

Dans le domaine de l’assurance de base, les assureurs sont tenus d’accepter toute personne (obligation d’admission). Les informations officielles, différenciées par canton, sur les primes et les modèles sont mises à disposition par la Confédération sur priminfo.admin.ch (https://www.priminfo.admin.ch). Cet article ne nomme aucun assureur, ne mentionne aucun montant de prime et ne procède à aucune comparaison de prix ou de fournisseurs.

AVS et prévoyance professionnelle

En cas d’engagement, l’employeur annonce la personne employée à l’AVS et – à partir des seuils légaux – à la caisse de pension (prévoyance professionnelle). Le numéro d’assurance sociale, au format 756.XXXX.XXXX.XX, est attribué et utilisé dans l’ensemble des relations avec les autorités et les assurances. Les indépendants s’annoncent auprès de la caisse de compensation compétente.

Autres démarches au cours du premier trimestre

  • Électricité, internet, redevance de réception : l’approvisionnement est organisé par la commune, respectivement par les services industriels locaux. La redevance indépendante des appareils pour la radio et la télévision est facturée automatiquement après l’annonce ; le tarif actuel est à consulter auprès de l’organe de perception compétent.
  • Élimination des déchets : de nombreuses communes connaissent des sacs à ordures soumis à une taxe ; le recyclage est le plus souvent gratuit. La réglementation communale est communiquée par la commune.
  • Permis de conduire : après la prise de domicile, les permis de conduire étrangers n’autorisent la conduite de véhicules que pendant une période transitoire limitée ; ensuite, le permis doit être échangé auprès de l’autorité cantonale de la circulation routière. Le délai applicable ainsi que la question de savoir si une course de contrôle est exigée sont régis par la législation fédérale sur la circulation routière et sont à vérifier auprès du service cantonal des automobiles. Pour les États de l’UE/AELE et certains États reconnus, l’échange a lieu en règle générale sans examen ; pour les autres États, une course de contrôle peut être exigée. La liste des États reconnus et le délai actuel sont à vérifier auprès du service compétent avant l’expiration.

Vue d’ensemble : étape et délai

Le tableau suivant résume les étapes centrales et leurs délais. Les délais et conséquences mentionnés sont d’ordre général ; la réglementation du canton de domicile est toujours déterminante.

MomentÉtapeService compétentBase légale / remarque
avant le départDemander un visa (États tiers)représentation suisse à l’étrangerart. 18 LEI (RS 142.20), art. 19 LEI ; contingents art. 19 OASA (RS 142.201)
avant le départSe procurer et faire légaliser les documentsautorités de délivranceapostille / légalisation
délai selon le droit cantonal, avant la prise d’emploiAnnonce au contrôle des habitantscommune de domicileart. 12 LEI (RS 142.20) ; droit cantonal d’exécution
après l’annonceObtenir l’autorisationservice cantonal de la populationALCP (RS 0.142.112.681) / OLCP ou LEI
dans les 3 moisAdhésion à l’assurance de base KVG/LAMalassureur-maladieKVG (RS 832.10) ; priminfo.admin.ch
lors de la prise d’emploiAnnonce à l’AVSemployeur / caisse de compensation
délai selon le droit cantonal/fédéralÉchanger le permis de conduireservice cantonal des automobilesdroit de la circulation routière ; service cantonal
en continuDémarches d’intégrationservice cantonal de l’intégrationart. 58a LEI (RS 142.20), art. 58b LEI

Phase 4 : s’installer et s’intégrer

Une fois les obligations immédiates remplies, le processus d’intégration à plus long terme commence. La LEI accorde un poids considérable à l’intégration : les critères d’intégration (art. 58a LEI) doivent notamment être pris en compte lors de la prolongation de l’autorisation de séjour (art. 33 LEI) et lors de l’octroi de l’autorisation d’établissement (art. 34 al. 2 LEI et art. 34 al. 4 LEI). La manière dont ces critères sont pondérés dans chaque cas relève, dans le cadre de la loi, du pouvoir d’appréciation de l’autorité compétente ; on ne saurait en déduire de manière générale un droit ou une conséquence déterminée.

Apprendre la langue nationale

La Suisse a quatre langues nationales. C’est le canton de domicile qui détermine laquelle prévaut dans la vie quotidienne et dans les relations avec les autorités. Dans la partie germanophone, on parle oralement le suisse allemand, tandis que la langue écrite et les relations formelles se font en allemand standard.

Les connaissances linguistiques revêtent une importance croissante en droit des étrangers. La LEI cite les compétences linguistiques attestées parmi les critères d’intégration (art. 58a LEI en relation avec l’art. 77d OASA, RS 142.201, concernant les attestations de langue reconnues) ; les niveaux attendus pour la prolongation, respectivement pour l’établissement, découlent des prescriptions de droit fédéral et de la pratique cantonale et sont à clarifier auprès du canton de domicile avant toute demande. De nombreux cantons proposent des cours de langue dans le cadre de leurs programmes d’intégration. Les précisions relatives à l’autorisation d’établissement C figurent dans l’article complémentaire.

École et accueil

En cas de déménagement avec des enfants, la scolarisation est en règle générale traitée par l’intermédiaire de la commune de domicile. La fréquentation de l’école est obligatoire et gratuite à l’école publique ; le système scolaire est organisé au niveau cantonal, raison pour laquelle les plans d’études et les structures diffèrent d’un canton à l’autre. L’accueil extrafamilial (crèche) est payant et souvent associé à des listes d’attente ; une inscription précoce est conseillée. Les tarifs et disponibilités concrets sont communiqués par la commune, respectivement par le service cantonal compétent.

Impôts : grandes lignes

En Suisse, les impôts sont perçus à trois niveaux (Confédération, canton, commune). Les personnes exerçant une activité lucrative sans autorisation d’établissement – typiquement les titulaires d’une autorisation B ou L – sont en principe soumises, pour leur revenu de l’activité lucrative, à l’impôt à la source, qui est prélevé directement sur le salaire par l’employeur et versé à l’autorité fiscale cantonale compétente. L’imposition à la source est perçue et exécutée au niveau cantonal ; elle repose sur l’harmonisation fiscale de droit fédéral et sur la législation fiscale cantonale. À partir d’un certain seuil ou sur demande, une taxation ordinaire ultérieure avec déclaration d’impôt a lieu ; en cas d’établissement, la taxation est ordinaire. Le seuil déterminant ainsi que les modalités découlent du droit en vigueur et de la pratique de l’autorité fiscale cantonale et sont à demander auprès de celle-ci. Cet article n’explique que la systématique ; il ne procède à aucune comparaison de la charge fiscale et ne donne aucune recommandation en matière de planification fiscale ou de choix du canton ou de la commune.

Participation à la vie de la collectivité

L’intégration va au-delà de l’accomplissement administratif des obligations. Les associations jouent un rôle important dans la vie sociale, et de nombreuses communes organisent des manifestations d’accueil pour les nouveaux arrivants. La participation à la vie locale peut faciliter la transition ; la participation à la vie économique, sociale et culturelle fait partie des critères d’intégration mentionnés dans la loi (art. 58a LEI).

Remarques sur des situations particulières

Tout séjour ne passe pas par la voie de l’activité lucrative. Le regroupement familial est soumis à des conditions et à des délais propres (art. 42 à 47 LEI) ; pour les conjoints de personnes titulaires d’une autorisation d’établissement, l’art. 43 LEI est pertinent, et en cas de dissolution de la communauté familiale, l’art. 50 LEI peut s’appliquer. La question de savoir si un droit existe dans un cas concret est appréciée par l’autorité compétente.

Les personnes relevant du domaine de l’asile (autorisations N, F, S) sont soumises à la Loi sur l’asile (LAsi, RS 142.31) – par exemple l’attribution à un canton (art. 27 LAsi) – ainsi qu’aux dispositions particulières de la LEI. Un changement de canton est régi par l’art. 37 LEI. La révocation et l’extinction des autorisations sont réglées aux art. 61 LEI, 62 LEI et 63 LEI ; ces dispositions visent notamment des motifs de révocation tels que des atteintes graves à la sécurité et à l’ordre publics. Des dettes ou des poursuites en cours n’entraînent pas à elles seules une révocation ; elles peuvent tout au plus avoir un effet indirect par le biais de l’appréciation des critères d’intégration. Ces dispositions ne sont ici que mentionnées ; leur application à un cas particulier relève du service de la population compétent.

Quiconque vise ultérieurement la naturalisation trouve les conditions de droit fédéral dans la Loi sur la nationalité suisse (LN, RS 141.0) – en particulier la durée de séjour (art. 9 LN), les conditions d’intégration (art. 11 LN), les motifs d’exclusion liés à la sécurité intérieure ou extérieure (art. 12 LN) ainsi que la naturalisation facilitée (art. 20 LN et art. 21 LN) – et dans l’ordonnance sur la nationalité suisse (OLN, RS 141.01), qui concrétise par exemple les attestations de langue exigées (art. 6 (RS 141.01) OLN). La Loi sur la nationalité et l’ordonnance sur la nationalité sont des actes distincts : la durée de séjour et l’intégration sont réglées par la loi (RS 141.0), l’exigence linguistique par l’ordonnance (RS 141.01). Les critères cantonaux et communaux – dont en partie leurs propres délais de séjour – s’ajoutent à cela et sont à demander auprès du canton de domicile, respectivement de la commune de domicile.

Liste de contrôle consolidée

  • déterminer la catégorie d’autorisation (B, L, C ou annonce UE/AELE)
  • se procurer, traduire et faire légaliser les documents
  • demander un visa national (type D) si nécessaire
  • sécuriser un logement et conclure un contrat de bail
  • s’annoncer au contrôle des habitants dans les délais et avant la prise d’emploi (délai selon le droit cantonal)
  • ouvrir un compte bancaire et mettre en place le versement du salaire
  • adhérer à l’assurance de base (KVG/LAMal) dans les trois mois – informations sur priminfo.admin.ch
  • s’assurer de l’annonce à l’AVS (employeur), respectivement l’effectuer soi-même en tant qu’indépendant
  • organiser l’approvisionnement et la redevance de réception
  • échanger le permis de conduire dans les délais (vérifier le délai auprès du service cantonal des automobiles)
  • inscrire les enfants à l’école ou à l’accueil
  • commencer un cours de langue dans la langue officielle du canton
  • clarifier la systématique fiscale (impôt à la source ou taxation ordinaire)
  • participer à la vie de la collectivité

Chaque déménagement en Suisse se déroule différemment. La nationalité, la situation professionnelle, la constellation familiale et le canton de domicile déterminent quelles étapes s’appliquent et dans quel ordre. Dans chaque cas particulier, les renseignements du service cantonal de la population compétent sont toujours déterminants.

Remarque : Cet article expose la situation juridique de manière générale et ne constitue pas un conseil juridique individuel au sens de la Loi fédérale sur la libre circulation des avocats (loi sur les avocats, LLCA, RS 935.61).