Droit processuel
Passage du statut de protection S à l’autorisation de séjour B ordinaire. Conditions.
État au: 01.06.2026 · Instantané
Date d’entrée en vigueur: 01.01.2024 — État du droit fédéral et de la pratique du SEM. Statut: Première ébauche IA. La publication n’est autorisée qu’après l’approbation du conseiller juridique senior (ADR-018) et la vérification de l’actualité de la directive du SEM.
Le statut de protection S est activé depuis le 12 mars 2022 pour les personnes fuyant l’Ukraine (décision du Conseil fédéral du 11.03.2022). Il est par nature temporaire: l’art. 76 de la loi sur l’asile lie l’octroi de la protection à la persistance des motifs de protection ; le statut ne prévoit pas de limite de temps pour la durée individuelle du séjour, mais prévoit la possibilité de révoquer le statut par décision du Conseil fédéral dès que les motifs de protection disparaissent.
Une personne titulaire d’un permis S qui est intégrée en Suisse – c’est-à-dire qu’elle travaille, qu’elle possède une certification linguistique, qu’elle n’est pas dépendante de l’aide sociale et qu’elle n’a pas de casier judiciaire – peut, sous certaines conditions, demander à passer à un permis de séjour B. Ce changement n’est pas un droit statutaire, mais une décision discrétionnaire cantonale fondée sur les éléments suivants :
Ce fichier décrit :
Ce que ce fichier n’est pas:
Champ d’application limité (STRICT) : Lorsque la situation personnelle est complexe (condamnation pénale, perception de l’aide sociale, problèmes de santé, famille divisée, nationalité mixte), il convient de mandater un avocat spécialisé en droit des étrangers et du droit d’asile, inscrit au registre des avocats du Tribunal fédéral, avant le dépôt de la demande. La correction ultérieure d’une demande de transition mal déposée est délicate en termes de temps, compte tenu du risque de perte du statut de protection.
Le passage du statut de protection S à l’autorisation de séjour B peut se faire formellement par trois voies. La voie à suivre dépend de la situation de vie, de la durée du séjour, du canton et de la nécessité de protection persistante ou disparue.
Base juridique : L’art. 14, al. 2 de la LAsi autorise le canton, lorsqu’il existe un cas de rigueur personnelle grave, à délivrer une autorisation de séjour ordinaire à une personne dont la demande d’asile est en cours ou qui a obtenu l’asile, y compris les personnes bénéficiant du statut de protection S. Les critères matériels relatifs aux cas de rigueur découlent de l’art. 30, al. 1, let. b, de la LEI et de l’art. 31 de l’OASA.
Conditions (cumulatives, dont la pondération peut varier au niveau cantonal) :
Autorité compétente : le service cantonal de la population du canton de résidence ; la demande est soumise à l’approbation du SEM (art. 99 LEI, en relation avec l’art. 85 de l’OASA).
Schéma de la procédure :
Motifs de rejet fréquents :
Base juridique : L’art. 84, al. 5, de la LAsi prévoit que, après l’abrogation de la protection collective par le Conseil fédéral, les autorités cantonales peuvent, sur la base d’une recommandation du SEM, délivrer une autorisation de séjour ordinaire aux personnes pour lesquelles un renvoi se révélerait excessif ou qui sont particulièrement bien intégrées en Suisse.
Attention — Statut quo : la décision du Conseil fédéral du 11 mars 2022 concernant l’activation de la protection spéciale pour les personnes ukrainiennes nécessitant une protection est toujours en vigueur au 1er janvier 2024. La voie 2 ne pourra être activée qu’une fois que le Conseil fédéral aura levé la protection collective, une date qui est politiquement incertaine et qui peut également être prolongée a posteriori.
Conditions (essentiellement identiques à celles du parcours 1, mais liées à la pratique de la SEM après l’abrogation) :
Identification des risques : les personnes qui misent exclusivement sur la voie 2 risquent de se voir signifier une décision de renvoi si leur protection est révoquée et qu’elles n’ont droit à aucune régularisation. La voie 1 (cas de rigueur pendant la durée de la protection) offre donc généralement une stratégie plus solide pour les personnes intégrées qui séjournent dans le pays depuis longtemps.
Base juridique: ALCP, annexe I, art. 3 (regroupement familial) — Si un titulaire du statut de protection S vit en concubinage ou est marié avec une personne de nationalité UE/AELE et que cette personne dispose d’un permis ALCP en Suisse, il est possible de passer à une autorisation de séjour B UE/AELE dérivée.
Conditions préalables :
Schéma de la procédure: Passage du statut de protection à l’autorisation ALCP par l’intermédiaire du service cantonal de la population, en présentant le certificat de mariage/de partenariat et l’autorisation ALCP du partenaire.
Clarification importante : la voie 3 n’est PAS une voie de recours en cas de rigueur, mais un changement de titre de séjour par l’obtention d’une autorisation d’établissement familiale (ALCP). Les chances de succès sont élevées, à condition que les conditions de regroupement familial soient effectivement remplies.
La pratique cantonale varie en ce qui concerne les durées minimales de séjour, l’importance accordée à l’activité professionnelle et la volonté d’évaluer favorablement les demandes de cas de rigueur présentées par les personnes détentrices du statut de protection S. Le présent document ne contient pas de classement des cantons et ne formule
Variation observable (purement descriptive, sans jugement de valeur) :
Ces observations sont des notes pratiques descriptives basées sur des décisions du Tribunal administratif fédéral et des statistiques du SEM, qui sont accessibles au public. Elles ne constituent pas une garantie pour une procédure spécifique.
Les documents suivants sont généralement exigés par tous les cantons pour une demande de cas de rigueur ; le service cantonal de la population compétent publie une liste spécifique à chaque canton :
Identité et statut :
Séjour :
Intégration :
Casier judiciaire :
Demande:
La préparation des documents dure généralement 4 à 8 semaines. Les consultations auprès d’ONG (voir ci-dessous) offrent un soutien gratuit ou moyennant une faible contribution pour la structuration des dossiers.
Erreur 1 – Dépôt prématuré : Les demandes de cas de rigueur pour une durée de séjour inférieure à la durée minimale fixée par le canton (4 à 7 ans) sont généralement rejetées. Le rejet entraîne des frais de procédure de 200 à 800 francs suisses (variant selon le canton) et complique légèrement une demande ultérieure, mais le fait de saisir la question trop tôt peut parfois bloquer d’autres voies de recours.
Erreur 2 — Documentation incomplète sur l’intégration : Si des contrats de travail, des fiches de paie ou le certificat fide sont manquants, le service des migrations rejette régulièrement la demande en indiquant que « l’intégration n’est pas suffisamment documentée ». Une nouvelle soumission est possible, mais elle prendra plusieurs mois de plus.
Erreur 3 — Perception de l’aide sociale non interrompue : la perception d’une aide sociale au cours des 36 mois précédant le dépôt de la demande constitue, dans presque tous les cantons, un obstacle majeur à l’évaluation positive de la demande. La cessation de la perception de l’aide sociale avant le dépôt de la demande améliore considérablement les chances de succès.
Erreur 4 — Changement de canton tardif: Un changement de lieu de résidence pendant une procédure de demande de cas de rigueur en cours entraîne un transfert formel de compétence et, en règle générale, une nouvelle ouverture de la procédure. Quiconque souhaite changer de canton devrait le faire avant de déposer sa demande et y séjourner pendant un certain temps.
Erreur 5 — Omission de condamnations mineures du casier judiciaire : Même les condamnations mineures doivent être divulguées. Leur omission entraîne, si elle est découverte, le refus de l’autorisation pour fausses déclarations (art. 62, al. 1, let. a, LEI) et peut avoir des conséquences pénales.
Les organisations suivantes conseillent gratuitement ou moyennant une faible contribution les personnes détentrices d’un permis S en vue de préparer une demande de transition. Cette liste est conforme à la norme ADR-013 (sans commission, références transparentes) :
Pour les affaires relevant du casier judiciaire, les situations de vie complexes sur le plan de la santé ou en cas de risque de renvoi, il convient de mandater un avocat inscrit au registre cantonal des avocats et spécialisé en droit des migrations. Le registre cantonal des avocats de la Conférence fédérale des registres des avocats est accessible à l’adresse suivante : https://www.anwaltsregister.ch.
Délais: Il n’existe aucun délai légal pour une demande de cas de rigueur ; une demande peut être déposée à tout moment pendant la durée du statut de protection S. Si une suppression du statut de protection collective par le Conseil fédéral est envisagée, il est recommandé de déposer une demande le plus tôt possible, à condition que les conditions d’intégration soient déjà remplies.
Frais (au 01.01.2024, variables selon les cantons) :
Durée de la procédure (valeurs indicatives, forte variation) :
La durée de la procédure est fortement influencée par la complétude des documents et la complexité de la situation personnelle. Les demandes préparées par des ONG sont généralement traitées plus rapidement et avec un taux de succès plus élevé.
L’autorisation de séjour B délivrée est une autorisation de séjour B régulière pour ressortissants de pays tiers (et non une ALCP), pour autant que la voie 1 ou la voie 2 ait abouti. Elle est renouvelable annuellement (voir procedure/proc_extension_pathway.md); les conditions requises sont notamment le maintien d’un motif de séjour valable (activité professionnelle, regroupement familial, études, moyens financiers suffisants) et une intégration continue.
L’autorisation d’établissement C peut être demandée après 10 ans de séjour ininterrompu (art. 34 LEI) ; des règles spéciales s’appliquent aux personnes originaires de certains États contractants ou en cas d’établissement anticipé conformément à l’art. 34, al. 4, LEI (bonne intégration après 5 ans). La durée du séjour dans le statut S est prise en compte proportionnellement conformément à l’art. 34, al. 4, LEI, en relation avec l’art. 60 de l’accord sur la libre circulation des personnes (ALCP) ; le calcul précis de cette prise en compte varie d’un canton à l’autre et n’est pas entièrement documenté dans le présent fichier.
La naturalisation facilitée (art. 21 de la loi sur la nationalité suisse) ou la naturalisation ordinaire (art. 9 à 14 de la loi sur la nationalité suisse) sont possibles après que les conditions y relatives ont été remplies (voir permits/permit_naturalisation_paths.md); dans ce cas également, la prise en compte de la période passée sous le statut de protection S est une question qui relève de la pratique cantonale.
Une décision de rejet d’une demande de cas de rigueur peut faire l’objet d’un recours devant le tribunal administratif cantonal, puis devant le Tribunal administratif fédéral (art. 31 VGG). Le délai de recours est généralement de 30 jours à compter de la notification de la décision, ce qui constitue un délai impératif. Il est vivement recommandé
Une nouvelle demande concernant une requête de cas de rigueur rejetée est possible après une modification substantielle de la situation de vie (par exemple, examen de langue réussi, nouveau contrat de travail, nouvelle durée de séjour).
Der Ausländervorzug ist ein in der Schweiz bestehendes Arbeitsmarktprinzip, das besagt, dass bei der Einstellung von Arbeitnehmern Schweizer Bürger oder Personen mit einer Niederlassungsbewilligung C vor ausländischen Arbeitnehmern bevorzugt werden müssen, wenn diese gleich qualifiziert sind.
Rechtsgrundlage
Die Rechtsgrundlage für den Ausländervorzug ist in Artikel 11 des Ausländer- und Integrationsgesetzes (AIG) bzw. der Verordnung über die Arbeitsbedingungen (VArb) geregelt.
Anwendungsbereich
Der Ausländervorzug gilt für alle Arten von Arbeitsverhältnissen, einschliesslich Teilzeitarbeit und befristeten Arbeitsverträgen. Er findet Anwendung, wenn ein Arbeitgeber eine Stelle besetzen möchte und gleichzeitig einen Schweizer Bürger oder eine Person mit einer Niederlassungsbewilligung C und einen ausländischen Arbeitnehmer in Betracht zieht, die gleich qualifiziert sind.
Ausnahmen
Es gibt einige Ausnahmen vom Ausländervorzug. So dürfen beispielsweise hochqualifizierte Fachkräfte aus dem Ausland eingestellt werden, wenn keine geeigneten Schweizer Bürger oder Personen mit einer Niederlassungsbewilligung C zur Verfügung stehen. Auch bei der Besetzung von Schlüsselpositionen in Unternehmen dürfen ausländische Arbeitnehmer bevorzugt werden, wenn dies im Interesse des Unternehmens liegt.
Kontrolle
Die Einhaltung des Ausländervorzugs wird durch die kantonalen Arbeitsämter kontrolliert. Bei Verstössen können BuSsen verhängt werden.
Kritik
Der Ausländervorzug ist in der Schweiz umstritten. Befürworter argumentieren, dass er dazu beiträgt, die Arbeitsplätze der Schweizer Bevölkerung zu sichern. Kritiker bemängeln, dass er zu einer Diskriminierung ausländischer Arbeitnehmer führt und die internationale Wettbewerbsfähigkeit der Schweizer Wirtschaft beeinträchtigt.
Siehe auch
Références croisées aux fichiers (internes) : permits/permit_s_ukraine_temporary_protection.md
État des sources : LAsi/LStrI/OASA de Fedlex au 1er janvier 2024 ; instructions du SEM concernant les domaines de l’asile et des étrangers, au 1er trimestre 2026 ; décision du Tribunal fédéral concernant l’activation de la protection, du 11 mars 2022 (toujours en vigueur à la date de la première rédaction).
Obligation de mise à jour (trimestrielle) : Ce fichier doit être mis à jour à chaque modification de la directive du SEM concernant la régularisation des personnes nécessitant une protection, ainsi qu’à chaque clarification apportée par le Tribunal fédéral concernant la pratique relative aux cas de rigueur du statut de protection S. La variable cms.locale_sync_state marque automatiquement toutes les traductions comme obsolètes.
Questions fréquentes
Questions concrètes fréquemment posées autour de S → B — Transition.
Poser ma propre questionAprès 5 ans de présence ininterrompue en Suisse conformément à l’art. 74 de l’ordonnance sur l’asile (OAsi) 1 — si le statut de protection S est toujours valable ou si le statut de protection a été révoqué de manière définitive. Conditions : intégration réussie (niveau de langue A2/A1, activité professionnelle ou efforts sérieux), absence de dépendance importante à l’aide sociale, absence d’inscription au casier judiciaire.
Articles de loi
AsylG SR 142.31
https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/1999/358/deAIG SR 142.20
https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/2007/758/deVZAE SR 142.201
https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/2007/759/deAsylV 1 SR 142.311
https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/1999/142/deSEM — Schutzbedürftige (S-Status)
https://www.sem.admin.ch/sem/de/home/asyl/sonderfaelle/schutzbeduerftige.htmlSEM Weisungen Asylbereich
https://www.sem.admin.ch/sem/de/home/publiservice/weisungen-kreisschreiben/asylbereich.htmlSEM Weisungen Ausländerbereich
https://www.sem.admin.ch/sem/de/home/publiservice/weisungen-kreisschreiben/auslaenderbereich.htmllife-events/le_haertefall_art30.mdprocedure/proc_extension_pathway.mdprocedure/proc_appeal_pathway.mdcantonal/cluster_romandie_standard.mdcantonal/major_canton_zurich.mdcantonal/major_canton_geneva.mdframework/fw_asylg_glossary.mdframework/fw_aig_vzae_glossary.mdPoursuivre dans Droit processuel
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