Bundeshaus, Bern · Axel Tschentscher / CC BY-SA 4.0
Autorisations de séjour · BüG
Naturalisation — les différentes voies
Naturalisation ordinaire, naturalisation facilitée, naturalisation ultérieure. Obstacles au niveau fédéral et cantonal.
Dernière vérification
03.06.2026
Loi en vigueur au
01.01.2024
Articles de loi
5 référencés
Temps de lecture
12 min
État au: 01.06.2026 · Instantané
Naturalisation en Suisse — Les différentes voies d’accès à la nationalité suisse
Questions fréquentes
4 réponses sur ce thème.
Questions concrètes fréquemment posées autour de Naturalisation — les différentes voies.
Pour la naturalisation ordinaire : dix ans de séjour, dont trois des cinq dernières années en Suisse. Les années de séjour comprises entre huit et dix-huit sont comptées double. Pour la naturalisation facilitée (conjoint d’un Suisse) : cinq ans de séjour + trois ans de mariage.
: 01.01.2024 — Version de la Loi sur la nationalité suisse de 2018 (LNC, RS 141.0).
Statut
: Projet rédigé par l’IA, en attente de validation par l’avocat(e) responsable et les spécialistes cantonaux.
Aperçu — Trois voies
La loi fédérale sur la nationalité suisse (BüG, RS 141.0, en vigueur depuis le 1er janvier 2018) prévoit trois principales voies d’acquisition de la nationalité suisse :
Naturalisation ordinaire (art. 9-15 LN) — la voie standard pour les personnes qui résident en Suisse de manière durable.
Naturalisation facilitée (art. 21-22 LN) — procédure accélérée pour certaines catégories de personnes, notamment les conjoints de citoyens suisses.
Réintégration (art. 24-25 LN) — Retour des anciens citoyens suisses dans la communauté des citoyens.
La citoyenneté suisse comporte trois niveaux : la citoyenneté communale, la citoyenneté cantonale et la citoyenneté suisse. Lorsqu’une personne acquiert la citoyenneté suisse, elle acquiert en même temps la citoyenneté d’un canton et d’une commune, généralement du canton et de la commune où elle réside au moment de sa naturalisation.
Voie 1 — Naturalisation ordinaire (art. 9-15 LN)
Conditions formelles (art. 9 LN)
Durée du séjour: séjour d’au moins 10 ans en Suisse. La période comprise entre le 8e et le 18e anniversaire est comptée double, de sorte que, pour une personne ayant grandi en Suisse, la durée effective du séjour peut être plus courte.
Autorisation d’établissement (permis C) : requise au moment du dépôt de la demande.
Connaissance des conditions de vie suisses (art. 11 LN, précisées dans l’O-LN, art. 2 à 4).
Conditions de fond (art. 11 LN)
La naturalisation est subordonnée à une intégration réussie, que le droit fédéral définit en cinq critères :
Respect de l’ordre juridique suisse — absence d’inscriptions importantes au casier judiciaire, absence de poursuites ou de déclarations de faillite importantes. Il est fait référence à la pratique cantonale et communale (voir ci-dessous la décision argovienne).
Respect des valeurs de la Constitution fédérale — Adhésion à l’État de droit, à l’ordre démocratique et aux droits de l’homme.
Connaissances linguistiques : à l’oral, niveau B1, à l’écrit, niveau A2, dans une langue officielle du lieu de résidence (DE/FR/IT/RM). Justification par un certificat linguistique reconnu par le SEM (fide, telc, Goethe, DELF, CILS, etc.). Sont exemptées les personnes ayant suivi une scolarité suffisante dans une langue officielle.
Participation à la vie économique ou acquisition de connaissances — activité salariée, travail indépendant, perception d’une pension, formation, prise en charge d’enfants ou de personnes dépendantes.
Promotion de l’intégration de la famille — si la personne qui présente la demande a une famille, l’intégration du conjoint et des enfants est également prise en compte.
Motifs d’exclusion (art. 11, al. 2 LN)
La naturalisation peut être refusée si la personne constitue une menace pour la sécurité intérieure ou extérieure de la Suisse ou si elle ne respecte pas les valeurs de la Constitution fédérale.
Condition de résidence
En complément de la compétence fédérale, le canton et la commune ont leurs propres exigences en matière de domicile (art. 12 LN, en relation avec la législation cantonale) :
Résidence cantonale : généralement de 2 à 5 ans, mais la durée varie d’un canton à l’autre.
Résidence communale : généralement 3 ans, mais la durée peut varier d’une commune à l’autre.
Consultez les fichiers cantonal/ca_*.md pour obtenir un aperçu des exigences cantonales.
Déroulement de la procédure
Dépôt de la demande auprès du canton — demande écrite, accompagnée des justificatifs (extrait du casier judiciaire, extrait du registre des poursuites, certificat linguistique, fiches de salaire ou justificatifs d’activité indépendante, avis d’imposition, contrat de bail, certificats scolaires des enfants, curriculum vitae).
Examen cantonal — Le service des migrations et le service de la nationalité examinent les conditions formelles et matérielles. Dépôt du dossier auprès de la Confédération.
Autorisation fédérale de naturalisation délivrée par le SEM — le Secrétariat d'État aux migrations examine les conditions prévues par le droit fédéral et délivre l'autorisation fédérale de naturalisation. Cette procédure dure généralement de 6 à 12 mois.
Procédure cantonale de naturalisation — le canton mène sa propre procédure, qui comprend, dans de nombreux cantons, un ou plusieurs des éléments suivants : test écrit sur les réalités suisses, entretien personnel (entretien de naturalisation), audition devant une commission de naturalisation.
Procédure de naturalisation communale — la commune de résidence mène sa propre procédure, qui peut varier d’une commune à l’autre (allant de la simple décision de confirmation au vote en assemblée).
Attestation — lors de l’acceptation, l’attestation de la naturalisation est établie ; la nationalité suisse est acquise avec l’entrée en force de la décision.
Durée de la procédure et coûts
Durée totale (dépôt de la demande jusqu’à l’authentification) : généralement de 18 à 36 mois. Dans les cas complexes et dans les cantons qui ont une procédure spécifique pour l’assemblée, cette durée peut être plus longue.
Coûts totaux (Confédération + canton + commune) : en moyenne, ils s’élèvent à 1 500 CHF à 5 000 CHF, selon le canton et la commune. Certaines communes de la Romandie et du Tessin affichent des coûts plus faibles, tandis que d’autres communes de la Suisse alémanique affichent des coûts plus élevés.
Protection juridique en cas de rejet
Recours intra-cantonal auprès de l’instance de recours compétente du canton, dans le délai fixé par la loi cantonale (généralement 30 jours).
Le recours au Tribunal fédéral contre les décisions cantonales prises en dernière instance est possible dans des limites strictes (art. 83 LTF ; les décisions relatives au droit de cité sont soumises à une restriction d’admission).
Voie 2 — Naturalisation facilitée (art. 21-22 LN)
La naturalisation facilitée est une procédure de droit fédéral qui ne prévoit pas de réunion communale. Elle est ouverte aux personnes suivantes :
Conjoints de citoyens suisses (art. 21 LN)
Conditions préalables :
Union conjugale avec une citoyenne / un citoyen suisse depuis au moins 3 ans.
Résidence habituelle en Suisse depuis au moins 5 ans, dont l’année précédant le dépôt de la demande.
OU (pour les conjoints résidant à l’étranger) : au moins 6 ans de vie commune et liens étroits avec la Suisse.
Intégration: critères comparables à ceux de la naturalisation ordinaire, mais les exigences linguistiques sont généralement un peu moins élevées (niveau A2 oral suffisant dans de nombreuses situations).
Aucune atteinte à la sécurité intérieure ou extérieure.
La naturalisation facilitée est réglementée de manière exhaustive par le droit fédéral. La demande est déposée auprès du SEM. La durée de la procédure est généralement de 12 à 24 mois. Les coûts sont moins élevés que pour la naturalisation ordinaire (généralement de 500 à 1 000 CHF).
Enfants ayant un parent suisse (art. 22 LN)
Les enfants nés à l’étranger et ayant un parent suisse peuvent se faire naturaliser sous des conditions facilitées. L’annonce auprès du consulat suisse est généralement possible avant la fin de la 22e année.
Personnes apatrides et personnes ayant grandi en Suisse
Des dispositions spéciales s'appliquent aux apatrides (art. 23 LN) et aux ressortissants étrangers de troisième génération (art. 24a LN, en vigueur depuis le 15.02.2018). Ces derniers peuvent bénéficier d'une procédure de naturalisation facilitée s'ils peuvent prouver que trois générations de leur famille ont vécu en Suisse, qu'ils sont eux-mêmes nés en Suisse et qu'ils y ont suivi l'enseignement obligatoire.
Voie 3 — Restauration de la nationalité (art. 24-25 LN)
Les personnes qui ont perdu la nationalité suisse par mariage avec une personne étrangère, par renonciation ou par perte (art. 38, loi sur la nationalité suisse) peuvent demander à être naturalisées à nouveau. Condition : liens étroits avec la Suisse et, le cas échéant, résidence en Suisse depuis au moins 3 ans en cas de naturalisation dans le pays.
Situations particulières
L’arrêt du canton d’Aargau de 2024 — La procédure de recouvrement de créances comme obstacle
Le Tribunal fédéral a statué en 2024, dans une affaire argovienne, qu’un refus généralisé de la naturalisation fondé uniquement sur l’existence de créances en cours peut porter atteinte aux droits fondamentaux garantis par la Constitution, lorsque ces créances sont relativement faibles et ne témoignent pas d’une violation importante de la responsabilité économique de l’individu. La pratique cantonale est en cours de révision ; certains cantons ont adapté leur pratique administrative, tandis que d’autres continuent de l’examiner de manière rigoureuse. Dans chaque cas particulier, une évaluation spécifique par un avocat est nécessaire.
Perception de l’aide sociale
Le fait d’avoir bénéficié de l’aide sociale au cours des dernières années précédant le dépôt de la demande est considéré par de nombreux cantons comme un obstacle. La pratique cantonale varie : dans certains cantons, il suffit de ne pas avoir bénéficié de l’aide sociale au cours des 3 dernières années ; d’autres cantons exigent une période de 5 ans.
Double nationalité
La Suisse autorise la double nationalité (art. 1, al. 2, de la loi sur la nationalité suisse, en relation avec l’art. 28 de la même loi, sans condition de renonciation). Toutefois, le maintien de la deuxième nationalité dépend du droit de l’autre État. Certains États (par exemple, l’Inde et la Chine) ne reconnaissent pas la double nationalité et exigent une renonciation. Il est nécessaire de consulter le consulat de la deuxième nationalité.
Entretien et assemblée en vue de la naturalisation
Dans de nombreuses communes, un entretien de naturalisation a lieu, au cours duquel la personne qui a déposé une demande est interrogée sur les conditions, les valeurs et les habitudes de vie suisses. Dans certaines communes de Suisse alémanique, une assemblée de naturalisation ou un vote populaire a également lieu.
Le Tribunal fédéral a statué dans plusieurs arrêts que les décisions de naturalisation doivent être motivées et qu’elles sont soumises au principe de non-discrimination (ATF 129 I 232 et ss., ATF 132 I 167 et ss.). Un refus fondé uniquement sur l’origine ou la religion est contraire à la Constitution.
Ce que le SIP ne couvre pas (limites de la couverture)
Aucune évaluation des chances de succès individuelles («Vous serez naturalisé»).
Pas de conseil stratégique pour l’entretien d’naturalisation ou pour la préparation d’une assemblée communale.
Aucune appréciation n’est faite quant au fait que des poursuites, des affaires pénales ou des prestations d’aide sociale spécifiques pourraient, dans un cas concret, faire obstacle à une naturalisation.
Pas d’assistance pendant la procédure : la représentation auprès des autorités et devant les tribunaux exige qu’une avocate ou un avocat inscrit au registre cantonal des avocats assure cette fonction.
Préparation — Ce qu’il faut clarifier avant de déposer une demande
Calcul de la durée du séjour en fonction du profil des exigences cantonales (voir le fichier cantonal).
Obtenir un certificat de compétences linguistiques (niveau B1 en expression orale, niveau A2 en expression écrite pour la naturalisation ordinaire ; le niveau requis est généralement plus bas pour la naturalisation facilitée).
Extrait du casier judiciaire (récent — ne doit pas dater de plus de 3 mois).
Extrait du registre des poursuites (récent — ne doit pas dater de plus de 3 mois) — en cas de poursuites en cours : demander un avis juridique.
Déclarations d’impôts des dernières années — Preuve de la participation au revenu.
Curriculum vitae — Justifier le séjour en Suisse à l’aide de documents justificatifs (contrats de location, fiches de salaire, certificats scolaires).
Composition familiale — si la famille est naturalisée en même temps, fournir les justificatifs concernant le conjoint et les enfants.
En cas de doute quant à ses chances de succès : il est conseillé de solliciter un avis juridique auprès de la liste de médiateurs SIP, afin d’éviter de prendre le risque de déposer une demande sans avoir évalué ses perspectives.
Points de contact initiaux
Service cantonal chargé des questions de nationalité (canton de résidence) — informations obligatoires sur la procédure et les exigences cantonales.
SEM, Service des citoyens — Informations sur la procédure de droit fédéral et sur la naturalisation facilitée.
SIP – Mise en relation avec un avocat — conseils personnalisés pour évaluer les chances de succès et assurer un accompagnement tout au long de la procédure (voir /legal-board).
Ausländervorzug
Der Ausländervorzug ist ein in der Schweiz bestehendes Arbeitsmarktprinzip, das besagt, dass bei der Einstellung von Arbeitnehmern Schweizer Bürger oder Personen mit einer Niederlassungsbewilligung C vor ausländischen Arbeitnehmern bevorzugt werden müssen, wenn diese gleich qualifiziert sind.
Rechtsgrundlage
Die Rechtsgrundlage für den Ausländervorzug ist in Artikel 11 des Ausländer- und Integrationsgesetzes (AIG) bzw. der Verordnung über die Arbeitsbedingungen (VArb) geregelt.
Anwendungsbereich
Der Ausländervorzug gilt für alle Arten von Arbeitsverhältnissen, einschliesslich Teilzeitarbeit und befristeten Arbeitsverträgen. Er findet Anwendung, wenn ein Arbeitgeber eine Stelle besetzen möchte und gleichzeitig einen Schweizer Bürger oder eine Person mit einer Niederlassungsbewilligung C und einen ausländischen Arbeitnehmer in Betracht zieht, die gleich qualifiziert sind.
Ausnahmen
Es gibt einige Ausnahmen vom Ausländervorzug. So dürfen beispielsweise hochqualifizierte Fachkräfte aus dem Ausland eingestellt werden, wenn keine geeigneten Schweizer Bürger oder Personen mit einer Niederlassungsbewilligung C zur Verfügung stehen. Auch bei der Besetzung von Schlüsselpositionen in Unternehmen dürfen ausländische Arbeitnehmer bevorzugt werden, wenn dies im Interesse des Unternehmens liegt.
Kontrolle
Die Einhaltung des Ausländervorzugs wird durch die kantonalen Arbeitsämter kontrolliert. Bei Verstössen können BuSsen verhängt werden.
Kritik
Der Ausländervorzug ist in der Schweiz umstritten. Befürworter argumentieren, dass er dazu beiträgt, die Arbeitsplätze der Schweizer Bevölkerung zu sichern. Kritiker bemängeln, dass er zu einer Diskriminierung ausländischer Arbeitnehmer führt und die internationale Wettbewerbsfähigkeit der Schweizer Wirtschaft beeinträchtigt.
Siehe auch
Arbeitsmarkt
Ausländer- und Integrationsgesetz (AIG)
Verordnung über die Arbeitsbedingungen (VArb)
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Dernière mise à jour : 18.05.2026 — Première version rédigée par l’IA. En attente de l’examen et de l’approbation de l’avocat(e) responsable du dossier, ainsi que de spécialistes de la pratique cantonale (ZH, BE, GE, VD, BS au minimum) conformément à la procédure ADR-016. La décision du tribunal d’Aargau de 2024 concernant la procédure de recouvrement en tant que motif d’empêchement doit être comparée à l’état actuel de la pratique administrative cantonale avant sa publication, car cette pratique est en évolution.