Critères, pratique cantonale, approbation du SEM, jurisprudence du TAF.
Dernière vérification
03.06.2026
Loi en vigueur au
01.01.2024
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9 min
État au: 01.06.2026 · Instantané
Réglementation sur les cas de rigueur en vertu de l’art. 30 LEI — Octroi d’une autorisation de séjour dans les cas personnels particulièrement difficiles
Questions fréquentes
4 réponses sur ce thème.
Questions concrètes fréquemment posées autour de Cas de rigueur — art. 30 LEI.
Art. 30, al. 1, let. b LEI : une autorisation de séjour peut être accordée en cas de « difficultés personnelles graves » qui justifient une situation de détresse particulière. Domaine d’application classique : personnes sans papiers, procédures d’asile infructueuses, familles résidant dans le pays depuis longtemps. Application des critères prévus à l’art. 31 OASA.
: Projet rédigé par l’IA, en attente de validation par l’avocat(e) responsable et les spécialistes cantonaux.
En quoi consiste la réglementation relative aux cas de rigueur (et en quoi elle ne consiste pas)
L’art. 30, al. 1, let. b de la loi sur les étrangers et l’intégration (LEI, RS 142.20) permet aux services cantonaux de la population d’accorder une autorisation de séjour dans un cas de rigueur personnelle grave, même si les conditions ordinaires pour un type d’autorisation ne sont pas remplies. L’octroi de cette autorisation relève du pouvoir discrétionnaire de l’autorité et est soumis à l’approbation du Secrétariat d’État aux migrations (SEM).
Important : Le statut de cas de rigueur n’est pas un droit acquis. Il n’existe pas de droit de recours pour son obtention. L’autorité compétente en matière de migrations examine toutes les circonstances du cas individuel. En pratique, une reconnaissance réussie d’un cas de rigueur exige :
une demande ou une recommandation émanant d’un service cantonal (service de la population, service social, représentation d’un avocat),
une situation de vie soigneusement documentée,
la preuve de la satisfaction de plusieurs critères, conformément à l’art. 31 de l’OASA.
l’accord du SEM.
Qui est généralement éligible ?
Personnes sans permis de séjour en cours de validité, mais qui résident de facto en Suisse depuis longtemps («sans-papiers»),
Personnes titulaires d’un permis N (procédure d’asile en cours) pour lesquelles la procédure dure très longtemps et qui se trouvent dans une situation personnelle particulière,
Les personnes détenant un permis F (admission provisoire), qui présentent une intégration particulièrement réussie (possibilité de passer du statut F au statut B en tenant compte des circonstances atténuantes, art. 84 de la loi sur l’asile en relation avec l’art. 30 de la loi sur les étrangers et l’intégration),
Citoyens de pays tiers dont l’autorisation de séjour est sur le point d’expirer ou a déjà expiré et qui se trouvent dans une situation personnelle particulière.
Les citoyens de l’UE/AELE ne sont pratiquement pas concernés par l’art. 30 LEI, car ils tirent leurs droits de l’accord sur la libre circulation des personnes.
Les critères de cas de rigueur conformément à l’art. 31 VZAE
L’art. 31 de l’ordonnance sur l’admission, le séjour et l’activité lucrative (OASA, RS 142.201) précise les critères d’un cas de rigueur personnelle grave :
Intégration dans la société suisse : compétences linguistiques (niveau A2 minimum, en pratique souvent B1), activité professionnelle ou expérience professionnelle, intégration sociale, fréquentation scolaire des enfants.
Respect de l’ordre juridique suisse: absence d’inscriptions importantes au casier judiciaire, absence d’endettement qui laisserait présager des problèmes de conduite.
Liens familiaux, notamment date de la scolarisation et durée de la fréquentation scolaire des enfants.
Situation financière et volonté de participer à la vie économique ainsi que d’acquérir une formation.
Durée du séjour en Suisse.
État de santé.
Possibilités de réintégration dans le pays d’origine.
La liste n’est pas exhaustive. Les autorités chargées des migrations tiennent compte de toutes les circonstances qui plaident en faveur ou contre la reconnaissance d’un cas de rigueur.
Groupements de pratiques cantonales (voir les dossiers ca_cluster_*)
La pratique cantonale varie considérablement. Voici un aperçu général, sans conseils détaillés :
Genève : examen particulièrement approfondi dans le passé, avec l’opération Papyrus (2017-2018) servant de base spéciale pour la régularisation des personnes sans papiers. Les critères opérationnels de Papyrus sont encore visibles dans la pratique actuelle de Genève (long séjour, activité professionnelle, scolarisation des enfants, absence d’antécédents judiciaires, autonomie financière).
Vaud: reconnaît un nombre relativement élevé de cas de rigueur, en particulier pour les familles avec des enfants soumis à l’obligation scolaire.
Zurich: plutôt restrictif, avec un accent sur l’intégration et la situation financière ; une longue période de présence ne suffit pas.
Berne: pratique nuancée ; examen approfondi de l’intégration.
Tessin: cabinet indépendant spécialisé dans les questions relatives à la durée du séjour et aux relations familiales.
Reste de la Suisse alémanique: tendance à une approche plus restrictive par rapport à la Romandie.
Les seuils de critères concrets varient chaque année et sont mis à jour dans les mises à jour des fichiers cantonaux.
Déroulement de la procédure
Préparation du dossier: Rassemblement des justificatifs pertinents — preuves de séjour, fiches de paie, contrat de bail, attestations scolaires, certificats de langue, extrait du casier judiciaire, extrait du registre des poursuites, extrait de l’AVS, lettres de recommandation (employeur, école, paroisse, voisinage).
Dépôt: auprès du service cantonal de la population par la personne concernée ou par son avocat.
Examen cantonal : l’office cantonal des migrations examine si les conditions sont remplies, peut ordonner des entretiens avec le personnel concerné et solliciter des avis (par exemple auprès des services sociaux, des écoles ou de l’AVS).
Recommandation du canton : si l’évaluation est positive, le canton transmet le dossier, accompagné d’une recommandation, au SEM.
Approbation du SEM : le SEM examine le dossier et décide s’il donne son accord. En cas d’accord, le canton délivre l’autorisation (généralement une autorisation B).
La durée de la procédure est, en général, de 6 à 24 mois, selon le canton et la complexité du cas.
Risques liés à une demande
Une demande de dérogation pour cas de rigueur exige une déclaration complète auprès de l’autorité des migrations, y compris en ce qui concerne la présence illégale ou non autorisée antérieure. En cas de rejet, cela peut entraîner un renvoi.
Pour cette raison, il est vivement recommandé dans la pratique de :
Consultation préalable auprès d’une ONG spécialisée ou d’un avocat – avant d’entreprendre toute démarche auprès des autorités.
Évaluation réaliste des chances de succès par le service de conseil — cette évaluation ne peut pas être effectuée par SIP (voir la section « Évaluation juridique spécifique à chaque cas » dans le document fw_anti_scope_boundaries.md).
Dossier complet avant le dépôt — un dossier de demande de cas de rigueur incomplet entraîne presque inévitablement un rejet.
Situations particulières
Cas de rigueur pour les anciens titulaires de permis N/F
Les personnes dont la demande d’asile a été rejetée, mais à qui l’ordre de renvoi n’a pas été signifié, peuvent, après une présence de plusieurs années, déposer une demande de prise en compte de leur situation personnelle. L’article 14, alinéa 2, de la loi sur l’asile (LAsi) prévoit une possibilité particulière de reconnaissance au niveau cantonal.
Familles avec des enfants soumis à l’obligation scolaire
La Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant et l’art. 11 de la Constitution fédérale reconnaissent aux enfants des droits spécifiques. Dans les familles dont les enfants fréquentent l’école suisse depuis plusieurs années, le seuil de reconnaissance des cas de rigueur est, en pratique, plus bas dans plusieurs cantons.
Personnes ayant des problèmes de santé
Un besoin important de soins médicaux qui ne pourrait pas être satisfait dans le pays d’origine peut constituer un critère important pour l’appréciation d’un cas de rigueur. Condition : présentation de certificats médicaux et de justificatifs de diagnostic détaillés.
Victimes de la traite des êtres humains
Les victimes de la traite des êtres humains bénéficient, en vertu de l’art. 30, al. 1, let. e, de la LEI, d’une base juridique spécifique pour l’octroi d’une autorisation, qui ne doit pas être confondue avec la notion générale de cas de rigueur. Pour obtenir des conseils spécifiques, il convient de s’adresser aux organismes suivants : FIZ (Centre d’information pour les femmes), Antenna MayDay (TI) et CSP (VD).
Ce que le SIP ne couvre pas (limites de la couverture)
Aucune évaluation des chances de succès d’une demande de dérogation (« vous avez des chances de succès »).
Aucune appréciation n’est faite quant à savoir si les moyens de preuve sont suffisants dans chaque cas particulier.
L’assistance lors du dépôt de la demande n’est pas autorisée ; la représentation formelle auprès des autorités exige qu’un avocat inscrit au registre cantonal des avocats soit mandaté.
Pas de recours contre une décision de rejet.
Points de contact initiaux pour les personnes sans statut
Région
Point de contact
Langues
Remarque
Genève
Centre de contact Suisses-Immigrés (CCSI), Centre Social Protestant (CSP) Genève
FR, ES, PT, EN
Conseils aux personnes sans papiers
Vaud
CSP Vaud, FIZ Vaud, SOS-Asyl
FR, EN, PT, ES
Conseils aux personnes sans papiers
Zurich
Sans-Papiers Anlaufstelle (SPAZ), SAH Zürich
DE, EN, ES, PT, IT
Conseils aux personnes sans papiers
Berne
Berner Beratungsstelle für Sans-Papiers
DE, FR, ES, PT, IT
Conseils aux personnes sans papiers
Bâle
Les numéros de téléphone et les heures d’ouverture sont indiqués de manière détaillée dans les fichiers cantonaux respectifs (ca_*.md) et sont vérifiés trimestriellement.
Compartiment de données (voir ADR-015)
Les requêtes et les signaux d’utilisation relatifs à ce fichier sont enregistrés dans un compartiment d’audit distinct, qui n’est pas lié à l’entonnoir marketing ou aux outils marketing (Posthog/Plausible). Une personne qui effectue une recherche sur des informations relatives à un cas de rigueur ne doit pas être profilée sur la base de cette recherche, que ce soit à des fins commerciales ou administratives. Spécifications détaillées dans ADR-015 (compartiment de données sur l’asile).
Ausländervorzug
Der Ausländervorzug ist ein in der Schweiz bestehendes Arbeitsmarktprinzip, das besagt, dass bei der Einstellung von Arbeitnehmern Schweizer Bürger oder Personen mit einer Niederlassungsbewilligung C vor ausländischen Arbeitnehmern bevorzugt werden müssen, wenn diese gleich qualifiziert sind.
Rechtsgrundlage
Die Rechtsgrundlage für den Ausländervorzug ist in Artikel 11 des Ausländer- und Integrationsgesetzes (AIG) bzw. der Verordnung über die Arbeitsbedingungen (VArb) geregelt.
Anwendungsbereich
Der Ausländervorzug gilt für alle Arten von Arbeitsverhältnissen, einschliesslich Teilzeitarbeit und befristeten Arbeitsverträgen. Er findet Anwendung, wenn ein Arbeitgeber eine Stelle besetzen möchte und gleichzeitig einen Schweizer Bürger oder eine Person mit einer Niederlassungsbewilligung C und einen ausländischen Arbeitnehmer in Betracht zieht, die gleich qualifiziert sind.
Ausnahmen
Es gibt einige Ausnahmen vom Ausländervorzug. So dürfen beispielsweise hochqualifizierte Fachkräfte aus dem Ausland eingestellt werden, wenn keine geeigneten Schweizer Bürger oder Personen mit einer Niederlassungsbewilligung C zur Verfügung stehen. Auch bei der Besetzung von Schlüsselpositionen in Unternehmen dürfen ausländische Arbeitnehmer bevorzugt werden, wenn dies im Interesse des Unternehmens liegt.
Kontrolle
Die Einhaltung des Ausländervorzugs wird durch die kantonalen Arbeitsämter kontrolliert. Bei Verstössen können BuSsen verhängt werden.
Kritik
Der Ausländervorzug ist in der Schweiz umstritten. Befürworter argumentieren, dass er dazu beiträgt, die Arbeitsplätze der Schweizer Bevölkerung zu sichern. Kritiker bemängeln, dass er zu einer Diskriminierung ausländischer Arbeitnehmer führt und die internationale Wettbewerbsfähigkeit der Schweizer Wirtschaft beeinträchtigt.
Siehe auch
Arbeitsmarkt
Ausländer- und Integrationsgesetz (AIG)
Verordnung über die Arbeitsbedingungen (VArb)
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Dernière mise à jour : 18.05.2026 — Première version rédigée par l’IA. En raison de la sensibilité particulière de ces contenus, leur publication n’est autorisée qu’après (a) examen par l’avocat(e) responsable du dossier, (b) examen par un(e) représentant(e) d’une ONG (CCSI, SAH ou équivalent), et (c) mise en œuvre de la norme ADR-015 (compartimentage des données).