Conséquences pour les autorisations B, L et G. Assurance-chômage et conditions de prolongation.
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03.06.2026
Loi en vigueur au
01.01.2024
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État au: 01.06.2026 · Instantané
Perte d’emploi et autorisation de séjour — Aperçu par type d’autorisation
Date d’entrée en vigueur
Questions fréquentes
4 réponses sur ce thème.
Questions concrètes fréquemment posées autour de Perte d’emploi..
Pas immédiatement. Pour l’autorisation de séjour B : en cas de chômage prolongé (généralement de plus de 6 mois), l’autorité cantonale peut refuser le renouvellement. Les titulaires d’une autorisation de séjour en vertu du Freizügigkeitsabkommen UE/AELE bénéficient de droits de protection spécifiques pendant la phase de recherche d’emploi. L’autorisation d’établissement C n’est pas liée à une activité professionnelle. L’autorisation de courte durée L prend fin avec la fin du contrat de travail. Autorisation frontalière G : perte de l’emploi = perte du statut de travailleur transfrontalier après l’expiration du délai de recherche.
Articles de loi
12 articles de loi, chacun directement lié.
01Vérifié: FEDLEX
AIG Art. 61a SR 142.20 — Erlöschen Aufenthaltsrecht EU/EFTA bei Arbeitslosigkeit
: Projet révisé par l’IA, en attente de l’examen de l’avocat(e) responsable du dossier.
De quoi il s’agit
Une perte d’emploi involontaire – licenciement par l’employeur, faillite, expiration d’un contrat à durée déterminée sans renouvellement – représente pour les ressortissants étrangers en Suisse plus qu’une simple charge financière. Selon le type de permis et la nationalité, la perte d’emploi peut avoir une influence directe ou indirecte sur le droit de séjour. Trois situations sont à considérer :
Personnes titulaires d’une autorisation FZA (UE/AELE) — le droit de séjour est lié à la situation d’employé au sens de l’annexe I de l’ALCP. Un chômage involontaire déclenche le délai de protection et le délai d’extinction prévu à l’art. 61a de la LEI.
Nationaux de pays tiers titulaires d’une autorisation de séjour B — le droit de séjour est lié à la finalité professionnelle initiale. La perte d’emploi en soi ne constitue pas un motif de révocation, mais une dépendance permanente à l’aide sociale peut l’être en vertu de l’AIG, art. 62, al. e. Lors du renouvellement de l’autorisation, la situation professionnelle est examinée.
Titulaires d’un permis C (autorisation d’établissement) — la perte d’emploi n’a pas de conséquence directe sur le plan du droit des permis. L’autorisation d’établissement n’est pas révoquée en cas de chômage. Toutefois, une assistance sociale perçue de manière «considérable et durable» peut, conformément à l’AIG, art. 63, al. c, entraîner la révocation du permis.
Ce document décrit les trois situations ainsi que les cas particuliers L, G, Ci et la transition vers une activité indépendante. Il ne traite pas de la procédure d’assurance-chômage en tant que telle (montant des indemnités journalières, durée des cotisations, sanctions, aptitude à l’intégration sur le marché du travail). Pour les questions relatives à l’assurance-chômage, la caisse cantonale compétente et le portail fédéral arbeit.swiss font autorité.
1 — Art. 61a LEI — Extinction du droit de séjour de l’ALCP en cas de chômage
La norme centrale pour les citoyens de l’ALCP est l’art. 61 de la LEI (RS 142.20) — Extinction du droit de séjour des ressortissants des États membres de l’UE/AELE en cas de cessation de l’activité professionnelle. Elle a été explicitement introduite lors de la révision de la loi sur l’étranger (LEStr) / LEI afin de réglementer la relation entre la libre circulation des personnes de l’ALCP et le droit suisse du séjour en cas de chômage.
Durée de l’activité professionnelle préalable en Suisse (plus ou moins de 12 mois).
Perception de prestations de l’assurance-chômage (AC) — le droit aux prestations de l’AC prolonge la période de protection.
Scénario A — Activité professionnelle de moins de 12 mois (autorisation de courte durée L UE/AELE ou moins de 12 mois avec une autorisation de séjour B UE/AELE) :
En cas de perte involontaire d’emploi dans les 12 premiers mois de séjour, le droit de séjour prend fin 6 mois après la fin de la période d’indemnisation de l’assurance-chômage ou 6 mois après la fin de l’obligation de cotiser. Pendant ce délai, le droit de séjour reste valable pour la recherche d’emploi, à condition que la personne soit inscrite auprès d’un centre d’orientation professionnelle, qu’elle recherche activement un emploi et qu’elle soit apte à travailler. VÉRIFIER : interprétation concrète dans l’article 61a, alinéa 4, de la loi sur l’étranger et l’intégration (LEI) et dans la directive du SEM, domaine des étrangers.
Situation B — Activité lucrative de plus de 12 mois (B UE/AELE avec une activité lucrative d’au moins 12 mois) :
En cas de perte involontaire d’emploi après plus de 12 mois d’activité professionnelle, le statut de travailleur au sens de l’annexe I de l’ALCP est maintenu. La personne conserve le droit de séjour pour la durée de la perception des allocations chômage, augmenté d’un délai raisonnable pour la recherche d’emploi. En pratique, cela conduit à une prolongation effective du permis pour toute la durée de la perception des allocations chômage (généralement 12 à 24 mois d’indemnités journalières, selon la durée des cotisations et l’âge – voir l’AVIG). VÉRIFIER : directive actuelle du SEM et précisions de l’OASA.
Situation C — Perte des droit aux allocations en cas d’interruption de l’emploi sans reprise d’une nouvelle activité :
Dès que le droit aux allocations d’aide au revenu (AAR) expire et que la personne ne reprend pas une activité professionnelle, l’office cantonal de la population examine si le droit de séjour est maintenu. Il convient de déterminer si la personne conserve le statut de travailleur au sens de l’ALCP, annexe I, ou si elle passe à la catégorie de personnes « sans activité professionnelle » (ALCP, annexe I, art. 24), catégorie pour laquelle le droit de séjour exige des moyens financiers suffisants et une couverture d’assurance maladie adéquate. VÉRIFIER : les seuils actuels pour les « moyens financiers suffisants » (qui sont généralement basés sur les seuils d’aide sociale).
Condition «chômage involontaire»
Le droit de séjour en vertu de l’art. 61a LEI est maintenu uniquement en cas de chômage involontaire. Sont notamment considérés comme chômage involontaire :
Résiliation du contrat de travail par l’employeur pour motifs économiques,
Résiliation d’un contrat à durée déterminée sans faute de la personne concernée,
faillite de l’employeur,
Accord de résiliation pour des motifs autres que des raisons personnelles (la pratique varie — VÉRIFIER).
La résiliation du contrat de travail par le travailleur, la résiliation immédiate pour motif important par l’employeur (par exemple, en raison d’une violation des obligations) ou l’ordonnance d’embauche de l’AI en raison d’un chômage imputable au travailleur peuvent être considérées comme une fin de contrat volontaire et affaiblissent la protection de l’art. 61a LEI. Hors du champ d’application: SIP-v3 ne fournit pas d’évaluation au cas par cas pour déterminer si une situation est qualifiée de « non volontaire ». Cette évaluation relève de la compétence de l’autorité compétente en matière de migrations et, le cas échéant, d’un avocat.
Obligation de s’inscrire auprès d’un centre d’aide à l’emploi (RAV)
Pour bénéficier du délai de protection prévu à l’art. 61a LEI, il est essentiel de s’inscrire auprès du centre régional pour l’emploi (RAV) et de remplir les obligations de placement de l’assurance-chômage. Sans inscription auprès du RAV et sans recherche active d’emploi, le statut de travailleur au sens de l’annexe I de l’ALCP ne peut être maintenu.
2 — FZA Annexe I — Statut de travailleur et sa conservation
L’accord sur la libre circulation des personnes (ALCP, RS 0.142.112.681) et, en particulier, son annexe I définissent le statut juridique des citoyens de l’UE/AELE en Suisse. Dans le cas d’une perte d’emploi, les dispositions suivantes sont déterminantes :
Art. 6 Annexe I ALCP — Travailleurs: Le droit de séjour est lié au statut de travailleur. En cas de perte involontaire d’emploi après au moins 12 mois d’activité professionnelle, le statut de travailleur est maintenu, conformément à la jurisprudence de la Cour de justice européenne (notamment l’affaire «Antonissen» et la jurisprudence ultérieure) et à la pratique bilatérale de la Suisse, qui fait référence à la jurisprudence de l’ALCP.
Art. 12 Annexe I ALCP — Activité indépendante: Passage du statut de travailleur salarié au statut de travailleur indépendant (voir section 6 ci-dessous).
Art. 24 Annexe I ALCP — Personnes n’exerçant aucune activité professionnelle : le droit de séjour sans activité professionnelle exige des ressources financières suffisantes et une couverture d’assurance maladie adéquate.
Lien croisé : framework/fw_fza_vfp_glossary.md pour les termes et la vue d’ensemble des statuts relatifs à l’ALCP.
Différence entre la nationalité d’un État membre de l’UE/AELE et celle d’un État tiers
La période de protection de l’ALCP, conformément à l’art. 61a de la LEI, ne s’applique que aux ressortissants de l’UE/AELE. Les ressortissants de pays tiers – même s’ils détiennent un permis B et se retrouvent sans emploi dans le même rapport de travail – ne sont pas soumis à l’art. 61a de la LEI, mais aux règles applicables aux ressortissants de pays tiers, conformément à l’art. 33 / à l’art. 62 de la LEI (voir section 3).
3 — Permis B pour ressortissants de pays tiers + perte d’emploi — art. 62 LEI
Les ressortissants de pays tiers titulaires d’une autorisation de séjour B conservent leur droit de séjour pour la durée de la situation d’emploi approuvée dans le cadre de la procédure d’octroi de l’autorisation (employeur, secteur d’activité, type d’activité). En cas de perte d’emploi, les situations suivantes se présentent :
Scénario A — Perte d’emploi suivie d’une demande de prolongation immédiate.
Si la personne trouve rapidement un nouvel emploi et que le nouvel employeur demande l’octroi d’une autorisation pour ce nouvel emploi (priorité aux nationaux + conformité salariale + quotas – voir life-events/le_employer_change.md), le séjour peut se poursuivre sans interruption. Pendant la durée de l’examen de la demande d’autorisation, la personne n’est généralement pas autorisée à travailler dans son nouvel emploi, mais conserve son autorisation B actuelle (formellement liée à l’employeur précédent).
Scénario B — Perte d’emploi avec période de chômage transitoire
En cas de perte d’emploi, les règles suivantes s’appliquent :
Droit aux allocations journalières en cas de chômage (ALV) : les ressortissants de pays tiers soumis à l’obligation de verser des cotisations à l’ALV ont en principe droit aux allocations journalières (les cotisations AVIG ont été déduites du salaire).
L’inscription auprès du RAV est obligatoire pour pouvoir prétendre aux allocations chômage et pour justifier, au regard du droit de l’immigration, qu’une personne est activement à la recherche d’un emploi.
Le service de la population examine la situation professionnelle lors du renouvellement d’une autorisation de séjour. Si la personne est activement à la recherche d’un emploi et qu’il existe des perspectives raisonnables de reprendre une activité professionnelle, l’autorisation de séjour B est généralement renouvelée.
Situation C — Dépendance continue de l’aide sociale (art. 62, al. e, LEI)
LEI art. 62 al. 1 let. e (en substance) : L’autorisation de séjour peut être révoquée si la ressortissante étrangère ou le ressortissant étranger, ou une personne dont il ou elle a la charge, dépend de l’aide sociale.
Les services cantonaux de la population et la jurisprudence du Tribunal fédéral ont défini des critères à cet égard :
Durée et montant des prestations d’aide sociale (en règle générale : prestations de longue durée et d’un montant important),
Faute personnelle (une attitude passive et un manque de démarches actives dans la recherche d’emploi augmentent le risque),
Perspectives de fin de la dépendance à l’aide sociale.
Le passage de l’allocation journalière d’assurance-chômage (ALV) à l’aide sociale constitue donc le seuil critique. Le fait de percevoir des allocations d’assurance-chômage n’est pas un motif de révocation, alors que la perception d’une aide sociale peut l’être. Ce seuil est généralement atteint lorsque le droit à l’allocation d’assurance-chômage expire (après 12 à 24 mois) et qu’un nouvel emploi n’est pas trouvé.
Principe de proportionnalité (art. 96 LEI)
Même si un motif de révocation au sens de l’art. 62 LEI est rempli, l’autorité cantonale en matière de population doit, conformément à l’art. 96 LEI, effectuer un contrôle de proportionnalité :
Durée du séjour en Suisse,
Degré d’intégration (langue, intégration sociale et professionnelle),
liens familiaux (conjoint(e), enfants ayant le statut de résident suisse),
situation sanitaire,
Possibilité de réintégration dans le pays d’origine,
en cas de séjour prolongé : seuil plus élevé.
L’examen du principe de proportionnalité conduit souvent à un avertissement plutôt qu’à une révocation, en particulier en cas de première demande d’aide sociale, de courte période de perception ou de perspectives concrètes de changement d’emploi.
Champ d’application limité : SIP-v3 ne fournit pas de stratégie pour éviter l’aide sociale ou pour minimiser le risque de révocation. L’examen de la proportionnalité est spécifique à chaque cas et, en cas de risque concret de révocation, il convient de consulter un avocat.
4 — Titulaires d’un permis C + perte d’emploi — art. 63 LEI
L’autorisation d’établissement C est d’une durée illimitée et n’est pas liée à un employeur ou à une activité professionnelle. La perte d’emploi n’a donc aucune conséquence directe sur le plan du droit des permis. Plus précisément :
Le statut C demeure valable même en cas de perte d’emploi.
Il n’existe pas de «délai» dans lequel une nouvelle place de travail doit être trouvée.
La personne peut bénéficier des prestations de l’assurance-maladie, s’inscrire auprès du centre d’aide à l’emploi et rechercher un emploi sans que son autorisation d’établissement C ne soit compromise.
Révocation de l’autorisation d’établissement C — art. 63 LEI
LEI art. 63 al. 1 let. c (en substance) : l’autorisation d’établissement peut être révoquée si l’étranger ou l’étrangère, ou une personne dont il ou elle a la charge, dépend de manière permanente et dans une mesure considérable de l’aide sociale.
Le seuil pour la révocation de l’autorisation d’établissement C est nettement plus élevé que celui de l’autorisation de séjour B :
Le terme «permanent» (au lieu de simplement « assigné » à l’art. 62) implique un lien durable et non temporaire.
L’expression «dans une mesure considérable» exige une ampleur substantielle, et non pas seulement un soutien ponctuel.
Le contrôle de la proportionnalité prévu à l’art. 96 LEI est particulièrement strict dans le cas de séjours C de longue durée, notamment pour les personnes nées en Suisse ou y résidant depuis leur enfance.
Lien interne : permits/permit_c_settled.md Section 7 pour les détails concernant la norme de révocation de l’autorisation C.
Tribunal administratif du canton d’Aargau 2024 — interprétation plus stricte
Le tribunal administratif du canton d’Aargau a, en 2024, rendu plusieurs décisions dans lesquelles il a interprété l’expression « de manière permanente et dans une mesure considérable » concernant la dépendance à l’aide sociale pour la révocation de l’autorisation C de manière plus stricte que la pratique d’autres cantons. VÉRIFIER : consulter les numéros de dossier et les références de publication spécifiques sur la plateforme du Tribunal supérieur d’Aargau. Ce durcissement est en contradiction avec une pratique plus clémente dans des cantons tels que Genève et Bâle-Ville, qui font preuve de plus de retenue lors de la révocation des autorisations C pour les séjours de longue durée.
La divergence cantonale dans l’interprétation a des conséquences pratiques immédiates : une situation identique en matière d’aide sociale peut, selon le canton de résidence, entraîner la révocation de l’autorisation d’établissement C ou seulement un avertissement. Voir également : life-events/le_betreibung_impact.md et life-events/le_expulsion_art62_63.md, qui traitent en détail des dispositions relatives à la révocation et de la pratique cantonale.
Limites du champ d’application : SIP-v3 ne fournit pas de conseils stratégiques cantonaux concernant le choix du lieu de résidence en vue d’une éventuelle révocation de l’autorisation d’établissement C. Cette question relève du droit personnel et implique une multitude de facteurs qui ne relèvent pas du champ d’application d’une plateforme d’information.
5 — Tableau des différents types de permis
Permis
Impact sur la perte d’emploi
Risque de recours à l’aide sociale
Maintien du permis
B UE/AELE
En cas de période d’emploi ≥ 12 mois : le statut de travailleur de l’annexe I de l’ALCP reste en vigueur ; le permis est maintenu pendant la durée du versement des allocations chômage et une période raisonnable de recherche d’emploi (art. 61a LEI)
moyen — tant que les allocations chômage sont versées, il n’y a pas de risque de révocation
généralement maintenu en cas de recherche active d’emploi
B UE/AELE < 12 mois
Période de protection de 6 mois après la fin des allocations chômage, puis expiration si aucun nouvel emploi n’est trouvé
moyen
maintenu pendant la période de protection
B Tiers État
Le permis n’est pas directement menacé ; l’examen du renouvellement tient compte de la situation professionnelle
élevé — l’aide sociale est un motif de révocation en vertu de l’art. 62, al. e, LEI
menacé en cas de chômage prolongé / recours à l’aide sociale
6 — Activité indépendante après perte d’emploi
Le passage d’une activité salariée à une activité indépendante est une solution souvent envisagée après une perte d’emploi. Sur le plan du droit de l’immigration, différentes règles s’appliquent en fonction du type d’autorisation :
Personnes bénéficiant de l’ALCP (art. 12 annexe I ALCP)
Citoyens UE/AELE titulaires d’une autorisation de séjour B ou C UE/AELE : ils peuvent passer à une activité indépendante, à condition de pouvoir prouver le début effectif de leur activité indépendante :
Inscription au registre du commerce (pour les personnes morales ou les sociétés de personnes qualifiées),
Reconnaissance de l’affiliation à l’AVS en tant que personne exerçant une activité indépendante par la caisse de compensation compétente (critère central),
premiers justificatifs d’activité (factures, commandes, contrats avec les clients),
viabilité économique de l’activité attestée.
L’autorisation FZA est transformée en autorisation de travailleur indépendant une fois que l’affiliation à l’AVS a été approuvée. Pendant la phase de transition, le statut de travailleur salarié peut encore être maintenu conformément à l’annexe I de l’accord FZA, jusqu’à ce que l’activité indépendante soit viable. VÉRIFIER : la pratique cantonale concernant la phase de transition et la preuve de la viabilité requise.
Citoyens de pays tiers (art. 19 LEI)
Pour les ressortissants de pays tiers, le début d’une activité lucrative indépendante est soumis à des conditions plus strictes. L’AIG, art. 19 exige ce qui suit :
un intérêt économique à l’exercice d’une activité indépendante (seuil élevé),
conditions financières et organisationnelles : plan d’affaires, capitaux propres, liquidités suffisantes,
Conditions personnelles : qualifications pertinentes, autorisations spécifiques au secteur (le cas échéant),
Autorisation délivrée par le service cantonal de la population, généralement après avis du service cantonal de développement économique.
Le seuil de l’«intérêt économique général» est élevé. Une activité indépendante menée principalement dans le but d’éviter le chômage ne satisfait généralement pas à ce seuil. VÉRIFIER : la pratique cantonale dans le cas concret.
Assurance sociale pour les personnes exerçant une activité indépendante
Les personnes exerçant une activité indépendante versent des cotisations AVS/AI/APG sur la base de leur revenu d’entreprise, avec des taux de cotisation effectifs nettement plus élevés que les employés (les employés partagent les cotisations avec l’employeur ; les indépendants les assument entièrement eux-mêmes). De plus, ils n’ont pas droit aux allocations de chômage — les indépendants ne sont pas assurés contre le chômage. Hors du champ d’application: SIP-v3 n’est pas un service de conseil en matière d’assurance sociale. Les calculs précis des cotisations relèvent de la caisse de compensation compétente et, le cas échéant, d’un conseiller fiscal.
Lien croisé : framework/fw_aig_vzae_glossary.md pour les définitions de la LEI relatives aux activités indépendantes.
L’assurance chômage (AC) est régie par la LAL (RS 837.0). SIP-v3 n’est PAS un service de conseil en matière d’assurance chômage. L’aperçu suivant vise uniquement à donner une compréhension générale de l’interface avec l’autorisation de séjour.
Mécanisme de base
Cotisations obligatoires: Tous les travailleurs en Suisse dont le salaire dépasse le seuil minimum sont tenus de verser des cotisations à l’assurance-maladie. La cotisation est partagée à parts égales entre l’employeur et le travailleur.
Droit à une prestation: En cas de perte involontaire d’emploi, la personne soumise à l’obligation de cotiser a droit à des indemnités journalières après avoir rempli la période minimale de cotisation (généralement 12 mois au cours des 24 derniers mois).
Montant de l’allocation journalière: en règle générale, 70 à 80 % du revenu assuré (avec un maximum). VÉRIFIER: consulter les tableaux tarifaires actuels sur arbeit.swiss.
Durée de référence: généralement de 200 à 520 jours-salaires, selon la durée des cotisations, l’âge et les obligations d’entretien.
Obligation de rechercher un emploi: La personne doit être apte à travailler et rechercher activement un emploi, ce qui doit être documenté par des justificatifs mensuels de candidatures auprès du centre d’orientation et de placement (ORP).
Annonce d’arrivée et procédure
Inscription auprès du RAV dans les quelques jours suivant la perte d’emploi (avant ou le jour même du début du chômage).
Choix de la caisse de chômage: caisse publique (cantonale) ou caisse d’un organisme faîtier reconnu.
Dépôt des documents : contrat de travail, lettre de démission, fiches de paie, justificatifs d’assurance.
Délais d’attente : généralement de 5 à 20 jours, selon les circonstances.
Hors du champ d'application : SIP-v3 n'est PAS un service de conseil en matière d'assurance-chômage (ALV). Le traitement des demandes d'assurance-chômage relève des centres d'aide à l'emploi (RAV) et des caisses cantonales d'assurance-chômage. Vous trouverez des informations précises sur arbeit.swiss ainsi qu'auprès du service cantonal du RAV.
8 — Procédure à suivre en cas de renouvellement de permis en situation de chômage
Si la perte d’emploi survient peu avant la date d’échéance du renouvellement du permis, la procédure à suivre est particulièrement délicate.
Étape 1 — S’inscrire immédiatement auprès du RAV
L’inscription auprès du RAV sert à la fois à déposer une demande d’allocation chômage et à documenter, au regard du droit de l’immigration, une recherche active d’emploi. Il s’agit de la première étape formelle et essentielle.
Étape 2 — Demander le renouvellement du permis
Lorsque la date d’expiration du permis approche, sa prolongation doit être demandée auprès du service cantonal de la population dans les délais impartis (généralement 2 à 3 mois avant l’expiration, voire plus tôt dans certains cantons). Dans le formulaire de demande, la situation professionnelle actuelle doit être indiquée. Toute interruption de l’activité professionnelle doit être mentionnée dans la demande, car l’obligation de collaborer, conformément à l’art. 90 de la LEI, exige des informations exactes.
Étape 3 — Examen par le service cantonal de la population
Le service cantonal de la population examine dans le cadre de la procédure de prolongation :
les conditions formelles d’octroi de l’autorisation (identité, adresse de séjour, assurance maladie),
la situation professionnelle et les perspectives de reprise d’une activité professionnelle,
le statut de l’assurance-maladie et, le cas échéant, celui de l’aide sociale.
pour les autorisations B : le respect des conditions initiales de l’autorisation.
Étape 4 — Décision
Dans la pratique, l’autorisation est généralement accordée si la personne recherche activement un emploi, a droit aux allocations chômage et ne perçoit pas d’aide sociale. Un refus de prolongation peut intervenir dans les cas suivants :
dépendance durable et importante de l’aide sociale (art. 62, al. e, LEI),
absence de perspectives de reprise d’une activité professionnelle (notamment lorsque l’allocation chômage a expiré et qu’il n’existe aucune preuve plausible d’une recherche d’emploi),
autres motifs de révocation (notamment une violation grave de l’ordre public — voir life-events/le_expulsion_art62_63.md).
Dans les situations de cas de rigueur, une autorisation de séjour pour cas de rigueur en vertu de l’art. 30 LEI peut être demandée, voir life-events/le_haertefall_art30.md.
9 — Regroupement familial + chômage
Pour les titulaires d’un permis B de pays tiers, le regroupement familial est subordonné à la capacité financière. L’AIG, art. 44 exige ce qui suit :
un logement adapté aux besoins,
une situation financière stable sans dépendance à l’aide sociale,
le respect des conditions d’intégration pour les membres de la famille qui rejoignent le foyer (par exemple, les conditions linguistiques pour les conjoints).
Conséquences du chômage :
Les demandes de regroupement familial en instance pour les titulaires de permis B de ressortissants étrangers peuvent être retardées ou rejetées si la situation professionnelle de la personne qui souhaite rejoindre sa famille ne semble pas viable.
Les autorisations de regroupement familial déjà accordées pour les membres de la famille restent généralement valables, mais peuvent être affectées si la personne principale bénéficie d’une aide sociale pendant une longue période.
Pour les citoyens de l’ALCP, le regroupement familial selon l’annexe I de l’ALCP est moins étroitement lié à la situation professionnelle. Tant que le statut de travailleur est maintenu conformément à l’art. 6 de l’annexe I de l’ALCP, le regroupement familial reste fondamentalement possible, sous réserve des conditions spécifiques de l’ALCP.
Lien croisé : life-events/le_marriage_to_foreigner.md et life-events/le_marriage_to_swiss.md pour les détails des réglementations relatives au regroupement familial.
10 — Étapes à suivre rapidement en cas de perte d’emploi
Cette liste est une simple vue d’ensemble des étapes typiques à suivre. Elle ne constitue pas un conseil personnalisé.
Immédiatement (jour 0 à 3)
Recevoir et conserver une confirmation écrite de la résiliation du contrat de travail, fournie par l’employeur.
Inscription auprès du RAV via le portail arbeit.swiss ou auprès du RAV cantonal.
Choix de la caisse de chômage et dépôt de la demande d’allocation journalière d’assurance chômage.
Stratégie de recherche d’emploi pour reprendre une activité professionnelle (justifier son aptitude à l’emploi).
Dans un délai de 1 semaine
Assurance maladie (LAMal) : le statut reste inchangé ; en cas de perte de salaire, il convient de réorganiser le paiement des primes (éventuellement, déposer une demande de réduction des primes auprès de l’office cantonal compétent).
Loi sur l’assurance-accidents (LAA) : la couverture d’assurance dans le cadre de la relation précédente est maintenue pendant un maximum de 31 jours ; ensuite, possibilité de conclure une assurance de transition ou de passer à l’assurance-maladie.
Dans un délai d’un mois
Assurance vieillesse et survivants (AVS/2e pilier) : en cas de perte d’emploi sans reprise immédiate d’une activité professionnelle, le crédit de libre passage est transféré sur un compte de libre passage ou vers une police de libre passage. Il convient de soumettre une demande à la caisse de pension précédente.
Impôts : Lors du passage de l’imposition à la source au versement d’un revenu de remplacement (assurance-maladie), il convient de prendre en considération les avis fiscaux cantonaux.
En cas d’approche de la date d’expiration du permis
Informer le service cantonal de la population et demander une prolongation (voir l’étape 2 de la section 8 ci-dessus).
Joindre au formulaire de demande de prolongation les documents suivants : preuve d’inscription auprès du RAV, décisions relatives aux allocations journalières de l’assurance-maladie et justificatifs des candidatures.
En cas d’approche du seuil d’éligibilité à l’aide sociale
Se faire conseiller par un organisme spécialisé, par exemple les services de conseil social de la commune, Caritas ou des services de conseil spécialisés en matière de migration. En cas de risque concret de révocation, il convient d’envisager de consulter un avocat.
Anti-Scope: SIP-v3 ne recommande pas d'avocate ou d'avocat spécifique. Le répertoire du marché décrit dans ADR-013 peut servir d'aide à la recherche.
11 — Perspectives en cas de perte d’emploi à l’approche du renouvellement du permis.
Réalité pratique : la perte d’emploi peu de temps avant le renouvellement d’un permis augmente la sensibilité de la procédure, mais, en général, ne constitue pas un obstacle au renouvellement, à condition que la personne soit activement à la recherche d’un emploi et qu’elle ne perçoive pas d’aide sociale. Les autorités migratoires tiennent généralement compte des éléments suivants :
cessation involontaire dûment documentée (licenciement par l’employeur, faillite),
inscription rapide auprès du service du travail,
recherche active d’emploi avec preuves de candidatures,
Perception des allocations d’aide au revenu dans les limites de la norme (pas de suspension des allocations d’aide au revenu pour cause de faute intentionnelle),
perspectives d’emploi concrètes ou procédures de candidature en cours.
Les éléments suivants présentent toutefois un risque :
période de chômage plus longue que la durée prévue par l’assurance chômage,
Passage de l’assurance-maladie à l’aide sociale,
Sanctions par les offices régionaux de placement ou l’assurance-maladie (mesures, réductions pour manquement aux obligations),
Ce que le SIP ne couvre pas (limites de la couverture)
Aucun conseil en matière d’assurance-chômage. Le traitement des demandes d’assurance-chômage relève du service régional de placement (SRP) et de la caisse cantonale d’assurance-chômage. Des informations précises sont disponibles sur arbeit.swiss et auprès du service du SRP compétent au niveau cantonal.
Pas de stratégie en matière d’aide sociale. La question de savoir comment éviter ou minimiser le recours à l’aide sociale relève d’une question personnelle et financière, et éventuellement d’un conseil social. SIP-v3 ne fournit pas de conseils sur la manière d’éviter le risque de révocation lié à l’aide sociale.
Pas de conseils fiscaux. Les déclarations d’impôt à la source, le choix du barème cantonal et les avenants relèvent de la compétence de l’administration fiscale cantonale ou d’un conseiller fiscal.
Pas de stratégie individuelle de maintien des permis. L’évaluation d’un risque spécifique concernant un permis et la représentation juridique auprès du service des migrations ne font pas partie des prestations de SIP-v3.
Aucune appréciation du caractère «involontaire» au cas par cas — cette question relève de la compétence de l’autorité compétente en matière de migrations et, le cas échéant, d’un représentant légal.
Aucune recommandation d’avocat spécifique. Le répertoire du marché, décrit dans ADR-013, peut servir d’aide à la recherche ; aucune recommandation individuelle n’est fournie.
Aucun conseil en droit du travail concernant la validité du licenciement, le délai d’attente prévu à l’art. 336c du CO ou le certificat de travail.
Ausländervorzug
Der Ausländervorzug ist ein in der Schweiz bestehendes Arbeitsmarktprinzip, das besagt, dass bei der Einstellung von Arbeitnehmern Schweizer Bürger oder Personen mit einer Niederlassungsbewilligung C vor ausländischen Arbeitnehmern bevorzugt werden müssen, wenn diese gleich qualifiziert sind.
Rechtsgrundlage
Die Rechtsgrundlage für den Ausländervorzug ist in Artikel 11 des Ausländer- und Integrationsgesetzes (AIG) bzw. der Verordnung über die Arbeitsbedingungen (VArb) geregelt.
Anwendungsbereich
Der Ausländervorzug gilt für alle Arten von Arbeitsverhältnissen, einschliesslich Teilzeitarbeit und befristeten Arbeitsverträgen. Er findet Anwendung, wenn ein Arbeitgeber eine Stelle besetzen möchte und gleichzeitig einen Schweizer Bürger oder eine Person mit einer Niederlassungsbewilligung C und einen ausländischen Arbeitnehmer in Betracht zieht, die gleich qualifiziert sind.
Ausnahmen
Es gibt einige Ausnahmen vom Ausländervorzug. So dürfen beispielsweise hochqualifizierte Fachkräfte aus dem Ausland eingestellt werden, wenn keine geeigneten Schweizer Bürger oder Personen mit einer Niederlassungsbewilligung C zur Verfügung stehen. Auch bei der Besetzung von Schlüsselpositionen in Unternehmen dürfen ausländische Arbeitnehmer bevorzugt werden, wenn dies im Interesse des Unternehmens liegt.
Kontrolle
Die Einhaltung des Ausländervorzugs wird durch die kantonalen Arbeitsämter kontrolliert. Bei Verstössen können BuSsen verhängt werden.
Kritik
Der Ausländervorzug ist in der Schweiz umstritten. Befürworter argumentieren, dass er dazu beiträgt, die Arbeitsplätze der Schweizer Bevölkerung zu sichern. Kritiker bemängeln, dass er zu einer Diskriminierung ausländischer Arbeitnehmer führt und die internationale Wettbewerbsfähigkeit der Schweizer Wirtschaft beeinträchtigt.
Siehe auch
Arbeitsmarkt
Ausländer- und Integrationsgesetz (AIG)
Verordnung über die Arbeitsbedingungen (VArb)
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Dernière mise à jour : 18.05.2026 — Première version rédigée par l’IA, signée par un CONSEILLER JURIDIQUE SENIOR conformément à ADR-020. En attente d’examen et d’approbation par l’avocat responsable conformément à ADR-016. Les indications relatives à la pratique et aux normes marquées par « VERIFY » doivent être validées par rapport aux directives actuelles du SEM, aux précisions de l’OASA et aux sources cantonales avant leur publication. La jurisprudence du Tribunal administratif du canton d’Aargau de 2024 mentionnée doit être accompagnée des numéros de dossier correspondants avant la publication du fichier.
État au: 01.06.2026 · Instantané
Correspond au droit cité à la date de l’instantané — ne garantit pas la validité actuelle.
03Vérifié: FEDLEX
AIG Art. 63 SR 142.20 — Widerruf der Niederlassungsbewilligung
Aucune conséquence directe sur le plan du droit des permis
moyen à élevé — en cas de situation « durable et importante », révocation possible en vertu de l’art. 63, al. c, LEI
généralement maintenu ; menacé en cas de recours prolongé à l’aide sociale
L
Généralement lié à un objectif précis ; la perte d’emploi entraîne la fin effective du permis, sauf si le permis L de l’ALCP peut être converti en permis B UE/AELE
sans importance (courte durée)
non maintenu sans un nouvel emploi et un nouveau permis
G UE/AELE
La personne frontalière réside à l’étranger ; la perte d’emploi entraîne la perte du statut de personne frontalière, mais la période de protection de l’ALCP s’applique par analogie (VÉRIFIER)
n/a (résidence à l’étranger)
maintenu en cas de réembauche rapide en Suisse
Ci (membres de la famille des agents internationaux)
Lié à la personne principale ; l’emploi du membre de la famille est un aspect distinct — la perte d’emploi du membre de la famille n’affecte généralement pas le statut Ci
n/a
reste valable tant que la personne principale est accréditée