Suspensions, régime de sanctions de l’UE, conséquences sur les droits de séjour.
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03.06.2026
Loi en vigueur au
24.02.2022 (V-Ukraine-Krieg in Kraft); fortlaufende Sanktionspakete bis 2026
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État au: 01.06.2026 · Instantané
Russie et Biélorussie depuis 2022 — Impact du régime de sanctions sur la pratique suisse en matière de migration
Questions fréquentes
4 réponses sur ce thème.
Questions concrètes fréquemment posées autour de Russie · Biélorussie après 2022.
La Suisse a adopté le régime de sanctions de l’UE (ordonnances du SECO). L’accord sur la facilitation des visas avec la Russie est suspendu (procédure de visa en plusieurs étapes, délais de traitement plus longs, frais plus élevés). Sanctions personnelles (gel des avoirs, interdiction de voyager) pour les personnes figurant sur la liste. Les permis existants restent en principe valables, à condition qu’il n’y ait pas de sanctions personnelles à l’encontre de la personne concernée.
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01Vérifié: Niveau A · Info
EmbG Embargogesetz (SR 946.231) — VERIFY exact ELI URI
: les sanctions et la pratique du SEM sont prises en compte jusqu’au 18.05.2026.
Statut
: projet rédigé par une IA, en attente d’examen par l’avocat(e) responsable (CLR — Lawyer-of-Record). Le sujet traité est une question politiquement sensible, sujette à des changements fréquents. Plusieurs questions factuelles sont au statut
INCONNU selon ADR-015 L14
et sont indiquées comme telles dans le texte.
Cet article résume la situation juridique relative aux ressortissants russes et biélorusses en Suisse après le début de l’invasion totale de l’Ukraine par la Russie, le 24 février 2022. La pratique suisse est soumise à une double contrainte : d’une part, l’adoption des ensembles de sanctions de l’UE par le biais de la loi sur l’embargo, qui a des répercussions sur les aspects liés à l’entrée sur le territoire et aux avoirs ; d’autre part, l’évaluation, au regard du droit d’asile, des ressortissants russes et biélorusses persécutés politiquement ou appelés à effectuer leur service militaire. Une pratique spéciale cohérente, au sens d’un régime spécial codifié, n’existe pas – du moins, en ce qui concerne les publications officielles ; de nombreuses informations sont disséminées dans les directives du SEM, les listes du SECO et les décisions individuelles du TAF.
1. Aperçu — Ce qui a changé depuis le 24 février 2022
À la suite du début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, le 24 février 2022, la Suisse a adapté sa pratique traditionnelle en matière de régimes de sanctions de l’UE. Alors que le Conseil fédéral avait d’abord réagi avec prudence, il a décidé, le 28 février 2022, d’adopter intégralement les ensembles de sanctions de l’UE à l’encontre de la Fédération de Russie. Cette adoption se fait sur le plan juridique par le biais de la loi sur les embargos (LEmb, RS 946.231) et est concrétisée sur le plan matériel dans l’ordonnance sur les mesures en rapport avec la situation en Ukraine (ci-après O-Ukraine, RS 946.231.176.72 — l’ELI-URI exacte doit être vérifiée avant toute utilisation effective).
Cela entraîne plusieurs changements dans la pratique du droit des migrations :
Les permis existants ne sont pas remis en question — le mécanisme de sanction ne vise pas le régime ordinaire des permis en matière de droit des étrangers, mais plutôt les interdictions d’entrée pour les personnes figurant sur une liste et les restrictions économiques.
Les nouvelles demandes sont soumises à un examen plus rigoureux — une densité accrue des contrôles est observée dans la pratique, sans qu’il existe de directive spéciale du SEM, publiée, pour les ressortissants russes ou biélorusses (statut INCONNU selon ADR-015 L14, voir section 14).
Le domaine de l’asile se dote d’un nouveau profil — la reconnaissance des conscrits russes et des manifestants biélorusses comme personnes persécutées politiquement modifie les quotas par rapport à la période antérieure à 2022 (valeurs exactes pour 2026 : VERIFY).
Restrictions en matière de visas — la pratique ordinaire en matière de visas Schengen est devenue sensiblement plus restrictive à l’égard des ressortissants russes ; l’accord d’allègement des exigences en matière de visas UE-Russie a été suspendu par l’UE en septembre 2022, et la Suisse a suivi le mouvement (VÉRIFIER l’ELI/la date exacte).
La Biélorussie est traitée de manière systématique dans cette analyse, car les mécanismes de sanctions sont conçus de manière analogue (par le biais d’une ordonnance distincte) et la pratique en matière de droit d’asile a évolué de manière similaire depuis les manifestations d’août 2020. Les différences entre la Russie et la Biélorussie sont explicitement indiquées.
2. Base juridique
La pertinence des sanctions en droit des migrations découle de plusieurs couches juridiques qui s'entrelacent :
2.1 Loi sur les embargos (EmbG, RS 946.231)
La loi sur les embargos du 22 mars 2002 habilite le Conseil fédéral à ordonner des mesures coercitives. Texte intégral de l’art. 1, al. 1, de la loi sur les embargos (LEmb) :
«Les mesures visant à prévenir de graves violations du droit international peuvent être ordonnées par le Conseil fédéral.»
Le Conseil fédéral peut ordonner ces mesures coercitives de manière autonome ou dans le but d’appliquer des sanctions internationales de tiers (en particulier de l’UE ou de l’ONU). Sur cette base, toutes les ordonnances relatives aux sanctions post-2022 contre la Russie et le Bélarus sont fondées. VÉRIFIEZ le libellé exact de l’art. 1 de la loi sur les embargos (EmbG) dans sa version consolidée de 2026.
2.2 V-Guerre en Ukraine (SR 946.231.176.72)
L’ordonnance sur les mesures en lien avec la situation en Ukraine est l’instrument central en matière de droit migratoire. Elle énumère les personnes soumises à des sanctions, qui sont interdites d’entrée en Suisse et dans l’espace Schengen, et prévoit les restrictions financières (gel des avoirs, interdiction des transactions économiques). Les annexes sont mises à jour à chaque nouvelle série de sanctions de l’UE, généralement dans les quelques jours ouvrables suivant l’adaptation de l’UE.
2.3 LAsi (RS 142.31) et LStrI (RS 142.20)
La loi sur l’asile et la loi sur les étrangers et l’intégration constituent le cadre juridique dans lequel l’évaluation des demandes d’asile est effectivement effectuée. Il n’existe pas de lex specialis spécifique pour les ressortissants russes ou biélorusses dans la loi sur l’asile ou la loi sur les étrangers et l’intégration ; la pratique du SEM et la jurisprudence du TAF s’inscrivent dans un cadre général, avec une évaluation des preuves adaptée à chaque pays.
2.4 Rapport sur la situation NDB (DDPS)
Le rapport annuel sur la situation du Service de renseignement de la Confédération (SRC, Département de la défense) n’est pas un acte juridique, mais depuis 2022, il contient des déclarations de plus en plus explicites sur l’environnement d’espionnage et les menaces posées par la Russie. Le rapport 2025 indique une « densité des menaces sans précédent » (VÉRIFIER le libellé exact et l’année de publication). Cette évaluation influence indirectement les vérifications de fond lors de la délivrance de permis et des procédures de naturalisation, sans que cela ne soit codifié dans une directive spéciale publique (statut INCONNU selon ADR-015 L14).
3. Ensembles de sanctions — Échelonnement 2022 à 2026
Depuis février 2022, l’UE a adopté une série de paquets de sanctions. Au 18 mai 2026, 16 paquets ou plus seront en vigueur (vérification nécessaire, car la Commission européenne ne respecte pas une numérotation uniforme). Chaque paquet comprend généralement :
Restrictions spécifiques aux secteurs (énergie, services financiers, armement, biens de luxe, transfert de technologies).
Sanctions personnelles prévoyant l’interdiction d’entrée dans l’espace Schengen et le gel des avoirs.
Interdictions de prestations de services à l’encontre d’acteurs soumis à des sanctions, imposées aux entreprises suisses.
La Suisse adopte généralement les mesures par voie d’ordonnance, quelques jours à quelques semaines après leur adoption par l’UE. Une reprise intégrale et littérale est la règle ; des ajustements ponctuels sont effectués lorsque le droit procédural suisse diffère (par exemple, en ce qui concerne la procédure de recours contre la mise sur liste).
Pour la pratique du droit des migrations, les éléments suivants sont pertinents :
La liste consolidée des personnes du SECO (parallèle à la consolidation de l’UE) — cette liste est accessible au public et contient les personnes physiques et morales soumises à une interdiction d’entrée et à un gel de leurs avoirs.
Les annexes relatives aux sanctions concernant la guerre en Ukraine, avec les catégories de personnes, les secteurs et les exceptions concernés.
Les listes concrètes ne sont pas reproduites ici, car elles sont mises à jour chaque semaine, voire plus fréquemment. La version la plus récente est disponible sur la page de la SECO, dont le lien figure dans la référence. Une utilisation efficace de cet article nécessite une vérification ponctuelle par rapport à la version du jour.
4. Conséquences pour les ressortissants russes et biélorusses en Suisse
Dans la pratique du conseil en droit des migrations, on peut distinguer quatre situations dont la situation juridique diffère fondamentalement.
4.1 Titulaires de permis antérieurs à 2022 :
Les ressortissants russes et biélorusses qui résidaient en Suisse avant le 24.02.2022 et qui sont titulaires d’un permis AIG ordinaire (B, C, L, G – régime des ressortissants de pays tiers) conservent leurs permis sans modification. Il n’y aura pas de retrait de permis en raison des sanctions, sauf si la personne concernée figure elle-même sur la liste des sanctions du SECO.
À prendre en considération dans la pratique :
Les procédures de prolongation et de renouvellement se déroulent normalement ; les services cantonaux de la population ne sont soumis à aucune instruction spécifique concernant le traitement différent de ces procédures pour les ressortissants russes ou biélorusses.
La vérification des antécédents a été de facto renforcée (dans le contexte du rapport sur la situation de la base de données nationale), mais n'est pas codifiée publiquement en tant que régime spécial (statut INCONNU selon ADR-015 L14).
Les autorisations C existantes (établissement) sont particulièrement robustes : une révocation fondée uniquement sur la nationalité n’est pas juridiquement justifiée.
4.2 Nouvelles demandes déposées après 2022
Les personnes qui demandent pour la première fois un titre de séjour en Suisse après le 24.02.2022 sont soumises, dans la pratique, à un contrôle plus approfondi. Cela concerne notamment :
Autorisation de travail selon l’AIG, art. 18-21 (activité lucrative d’un ressortissant d’un État tiers) — évaluation plus rigoureuse de la preuve de la priorité des nationaux fournie par l’employeur.
Séjour sans activité lucrative en vertu de l’art. 28 de la LEI (retraités) — évaluation plus rigoureuse de la situation financière et de l’origine des moyens financiers en vue de l’application du régime des sanctions.
Regroupement familial (cf. section 9) — obstacles supplémentaires lors de la délivrance du visa dans le pays d’origine.
Une procédure spéciale codifiée pour les requérants russes ou biélorusses n’est — pour autant que les informations soient publiques — pas connue (statut INCONNU selon ADR-015 L14). Le durcissement de la pratique résulte de la vérification générale effectuée dans le contexte du rapport sur la situation du NDB.
4.3 Personnes figurant sur une liste de sanctions
Toute personne figurant sur la liste en annexe relative à la guerre en Ukraine est soumise à une interdiction d’entrée en Suisse et dans l’espace Schengen, et les avoirs qu’elle détient en Suisse sont bloqués. Les permis existants de ces personnes seront révoqués ou suspendus (VÉRIFIER la conséquence juridique exacte – l’ordonnance contient des renvois à la LEI, et la procédure d’exécution concrète est consignée dans les directives du SEM, qui ne sont pas toutes publiées).
Une procédure de vérification existe pour les personnes figurant à tort sur la liste ; la demande de radiation doit être adressée au SECO, avec possibilité de recours auprès du Tribunal administratif fédéral. VÉRIFIER la procédure actuelle en 2026.
4.4 Visas de tourisme et séjours de courte durée
La pratique ordinaire en matière de visas Schengen à l’égard des ressortissants russes est devenue sensiblement plus restrictive depuis la suspension de l’accord d’allègement des procédures de visa UE-Russie en septembre 2022. La Suisse suit la ligne de conduite de l’UE :
Frais de visa plus élevés (80 EUR au lieu de 35 EUR).
Délais de traitement plus longs et contrôle plus rigoureux des documents.
Moindre volonté des représentations consulaires d’accorder des visas à entrées multiples.
Pour les ressortissants biélorusses, la pratique est similaire, bien qu’elle soit, dans la mesure où cela peut être observé, légèrement moins restrictive. VÉRIFIEZ la politique actuelle en matière de visas pour 2026, car ces données constituent l’un des éléments les plus susceptibles de changer dans l’ensemble de l’article.
5. Demandes d’asile de ressortissants russes et biélorusses
Depuis 2022, on constate une augmentation significative des demandes d’asile en provenance de Russie et de Biélorussie. Les chiffres précis pour 2026 sont disponibles dans les statistiques d’asile du SEM, qui sont accessibles ici (mais ne sont pas figées) — VÉRIFIEZ avant toute utilisation dans un contexte productif.
5.1 Taux de reconnaissance et motifs d’asile
Le taux d’acceptation des demandes d’asile russes et biélorusses est plus élevé depuis 2022 que pendant la période précédente. Le motif d’acceptation typique est le suivant :
Persécution politique (LAsi, art. 3) — en cas d’activités avérées d’opposition, de journalisme ou de défense des droits de l’homme.
Refus de servir dans l’armée pour des raisons politiques — dans le cas de réservistes ou de conscrits russes qui expriment clairement leur désaccord avec la guerre d’agression (cf. section 7).
Situations impliquant la responsabilité collective — Membres de la famille d’activistes persécutés.
Une présentation systématique de la terminologie relative au droit d’asile se trouve dans le fichier framework/fw_asylg_glossary.md.
5.2 Manifestants biélorusses après 2020
Suite aux manifestations de masse au Bélarus à partir d’août 2020, la pratique de reconnaissance des requérants belarus ayant participé à des manifestations et pouvant le prouver est devenue nettement plus souple. Des décisions clés du TAF ont confirmé le caractère de persécution de la politique de répression du régime Loukachenko ; les références précises des dossiers et les dates s’y rapportant figurent dans le fichier framework/fw_asylg_glossary.md (VÉRIFIER la liste actualisée).
5.3 Durée de la procédure et statut pendant la procédure
Pendant la procédure d’asile en cours, le permis N (demandeur d’asile) est délivré — voir permits/permit_n_asylum_pending.md. En cas de décision favorable sur la demande d’asile, le permis B avec motif d’asile (reconnaissance en tant que réfugié, voir permits/permit_a_recognised_refugee.md) est délivré. En cas de rejet de la demande d’asile, mais en présence d’obstacles à l’exécution, l’admission provisoire (permis F) peut être accordée — voir permits/permit_f_provisional_admission.md.
6. Personnes figurant sur une liste de sanctions — procédure et protection juridique
L’inscription d’une personne physique ou morale aux annexes de l’ordonnance relative aux sanctions en raison de la guerre en Ukraine est une mesure administrative revêtant le caractère d’une décision administrative. Elle suit généralement automatiquement l’inscription de l’UE (reprise de la liste de l’UE dans l’annexe suisse).
Protection juridique :
Demande de radiation auprès du SECO (ou auprès de la chambre compétente de la DFAE, selon le cas — VÉRIFIER).
Recours auprès du Tribunal administratif fédéral contre le rejet de la demande de radiation.
Procédure de mise en miroir dans l’UE — une radiation de la liste de l’UE entraîne généralement la radiation de la liste suisse.
Mandat de conseil : les procédures de radiation des sanctions constituent généralement un domaine spécialisé distinct et ne relèvent pas du droit classique de l’immigration. Un cabinet d’avocats spécialisé, doté d’une expertise en matière de sanctions et de droit du commerce extérieur, est nécessaire. Le présent article aborde le sujet sans fournir de conseils (hors du champ d’application, cf. section 16).
7. Les réservistes et les déserteurs — appréciation au regard du droit d’asile
Depuis la mobilisation partielle de la Russie en septembre 2022, la situation des réservistes russes mobilisés constitue un motif d’asile fréquent. La pratique suisse fait la distinction suivante :
Le simple refus d’accomplir le service militaire n’est pas, selon la jurisprudence constante du Tribunal administratif fédéral, un motif d’asile au sens strict.
Le refus de servir dans l’armée dans le contexte d’une guerre d’agression contraire au droit international peut, en revanche, constituer un fondement pour la qualité de réfugié, dans la mesure où la sanction qui menace (procédure pénale, peine de prison) peut être qualifiée de persécution à motivation politique.
Les convocations documentées constituent une pièce à conviction essentielle ; sans elles, il est plus difficile d’obtenir la reconnaissance.
Une directive consolidée du TAF concernant le statut de réserviste russe est, pour autant que l’on puisse le constater, encore en cours d’élaboration. Plusieurs décisions individuelles confirment la reconnaissance ; une liste systématique des références pertinentes est disponible dans le fichier framework/fw_asylg_glossary.md sous la forme VERIFY.
Pour les déserteurs ou objecteurs de conscience biélorusses, la situation est moins fréquente (la Biélorussie n’est pas impliquée dans le conflit dans la même mesure), mais la même appréciation s’applique en cas de connotation politique avérée.
8. Personnes détenant la double nationalité et souhaitant quitter la Russie et le Bélarus
Le départ de Russie et de Biélorussie est devenu de plus en plus difficile depuis 2022. Aspects pratiques :
Les vols directs commerciaux entre la Russie et la Suisse sont suspendus ; l’itinéraire typique passe par la Turquie ou les Émirats arabes unis (Istanbul, Dubaï, Abou Dabi) en tant que plaque tournante.
Le renouvellement d’un passeport auprès d’une ambassade russe ou biélorusse à l’étranger est une procédure administrative complexe et, dans certaines situations (activité politique, procédures pénales en cours dans le pays d’origine), il est pratiquement impossible.
Les personnes détenant une double nationalité, avec en plus la nationalité d'un pays de l'UE ou d'un pays tiers, bénéficient de conditions d'entrée nettement plus favorables : elles entrent sur le territoire en utilisant le passeport du pays tiers, et les règles relatives aux visas sont donc différentes.
Être de nationalité russe ou biélorusse sans autre passeport est la situation la plus difficile ; un document de voyage pour ressortissants étrangers conformément à l’art. 59 de la LEI peut être demandé après l’octroi du permis afin de réduire la dépendance vis-à-vis du passeport national. VÉRIFIEZ la pratique actuelle du SEM en 2026 concernant la délivrance de ces documents aux ressortissants russes et biélorusses.
9. Regroupement familial des ressortissants russes et biélorusses
Le regroupement familial est régi par les dispositions ordinaires de la LEI (art. 42 et suivants de la LEI). Les mécanismes de sanction n’affectent pas directement ces dispositions, mais influencent leur application :
9.1 Titulaires de permis antérieurs à 2022
Toute personne de nationalité russe ou biélorusse qui a obtenu une autorisation de séjour B ou C avant le 24.02.2022 peut demander régulièrement le regroupement familial conformément à l’article 43 de la LEI (pour C) et à l’article 44 de la LEI (pour B). Les conditions suivantes s’appliquent : logement commun, moyens de subsistance suffisants, absence de dépendance à l’aide sociale et connaissances suffisantes de l’allemand, du français ou de l’italien, selon le cas.
9.2 Nouvelles demandes déposées après 2022
Dans le cas de nouvelles demandes, les conditions sont examinées plus rigoureusement, notamment :
Clause de réserve relative à l’aide sociale — les modalités de garantie des moyens de subsistance sont documentées de manière plus détaillée.
Justificatif de revenus — dans le cas de revenus provenant de Russie, des questions de conformité supplémentaires sont examinées (conformité des flux de paiement aux sanctions).
Origine des fonds — en cas d’actifs, il est vérifié si les règles en matière de sanctions sont respectées.
9.3 Délivrance du visa dans le pays d’origine
Même en cas d’avis préalable positif du service cantonal de la population, l’octroi du visa auprès de l’ambassade suisse à Moscou ou à Minsk est, dans la pratique, plus difficile. Les représentations consulaires appliquent une approche plus restrictive, celle qui est en vigueur depuis 2022. Délais de traitement et quotas d’exclusion précis : VERIFY.
10. Naturalisation des ressortissants russes et biélorusses
Les conditions ordinaires de la LN (Loi sur la nationalité suisse, SR 141.0) s’appliquent aux requérants russes et biélorusses sans modification – voir permits/permit_naturalisation_paths.md et framework/fw_bug_2018_glossary.md. Un durcissement ou un assouplissement en raison des sanctions n’est pas prévu par la loi.
Observations pratiques :
L’analyse des antécédents est traitée de manière plus approfondie dans le cadre du rapport sur la situation du NDB ; les exigences relatives aux preuves de la distance politique par rapport au régime d’origine ont augmenté dans la pratique (statut INCONNU selon ADR-015 L14 — aucune directive spéciale du SEM n’a été publiée).
La durée de la procédure est légèrement supérieure à la moyenne pour les requérants de nationalité tierce dans certains cantons.
Un rejet fondé uniquement sur la nationalité n’est pas possible sur le plan juridique, car la LN ne prévoit pas de critère de nationalité.
11. Retour en Russie ou en Biélorussie
Le retour dans le pays d’origine est pratiquement difficile pour plusieurs catégories de personnes :
Les réfugiés reconnus (permis B avec motif d’asile, carte A) perdent généralement leur statut de réfugié lors de leur retour – même pour une visite de courte durée – car le besoin de protection est considéré comme ayant implicitement disparu. VÉRIFIEZ la tolérance de la SEM en matière de courts séjours à des fins humanitaires.
Les titulaires d’un permis F (admission provisoire) sont soumis à des restrictions similaires : leur retour dans leur pays d’origine soulève la question de la suppression des obstacles à l’exécution de la décision.
Les titulaires d’un permis B ou C ordinaire qui ne sont pas des requérants d’asile peuvent, en principe, voyager librement ; la situation politique dans leur pays d’origine en cas de retour (arrestation d’activistes politiques, mobilisation) constitue une question de conseil distincte qui ne relève pas strictement du cadre du droit des migrations.
11.1 Programmes REAG et GARP
L’aide au retour REAG (programme d’assistance à la réintégration) et le programme GARP (programme de retour financé par le gouvernement) des autorités suisses sont ouverts aux réfugiés reconnus et aux personnes admises à titre provisoire qui souhaitent retourner volontairement dans leur pays d’origine. Ces programmes ne sont pas accessibles aux personnes qui ne sont que titulaires d’un permis et qui n’ont pas de motif d’asile. Conditions spécifiques et montants pour 2026 : VERIFY.
12. Aspects fiscaux et bancaires — Interface sans conseil
Trois interfaces sont fréquemment présentes dans le conseil en droit des migrations, mais elles ne relèvent pas du champ d’application de cette plateforme (hors du champ d’application, cf. section 16) :
Convention de double imposition (CDI) Suisse-Russie: La CDI est, selon les informations disponibles, toujours formellement en vigueur ; certaines dispositions sont suspendues ou ne sont pas appliquées en pratique à la lumière des sanctions. VÉRIFIER la situation en 2026. Une CDI distincte est en vigueur pour la Biélorussie (VÉRIFIER).
Opérations bancaires en Suisse: Les banques suisses ont mis en place des procédures KYC renforcées pour les clients russes et biélorusses. L’ouverture de comptes est plus difficile et les comptes existants sont soumis, en partie, à des exigences de conformité accrues.
Transferts de biens: Les flux financiers de la Russie vers la Suisse sont soumis à une vérification complète de la conformité aux sanctions ; dans de nombreuses situations, un transfert est de facto impossible.
Ces sujets ne sont pas traités dans SwissImmigrationPro, car ils relèvent de la compétence des conseils fiscaux, des conseillers bancaires et des avocats spécialisés dans les questions de sanctions et de conformité (cf. section 16).
13. Rapport sur la situation et vérification des antécédents (NDB)
Le rapport sur la situation du NDB (publication annuelle du service de renseignement de la Confédération) a considérablement accru, depuis 2022, l’évaluation de la menace que représentent la Russie et la Chine. Le rapport 2025 indique, selon les informations accessibles au public, une « densité de menaces sans précédent » (VÉRIFIER le libellé exact et l’année de publication — le rapport paraît généralement en mai/juin de chaque année et porte sur l’année précédente).
Pour la pratique du droit des migrations, cela signifie que :
Vérification approfondie des antécédents effectuée par le SEM, les services cantonaux de la population et, le cas échéant, par Fedpol, lors des premières demandes et des procédures de naturalisation.
Durées de procédure prolongées dans les situations présentant un intérêt particulier en matière de sécurité.
Pas de mesure d’éloignement spéciale publiée — les critères d’examen concrets ne semblent pas être codifiés dans une décision publique (statut INCONNU selon ADR-015 L14).
Une présentation consolidée des directives du SEM — dans la mesure où elles sont publiques — se trouve dans framework/fw_sem_directives_index.md.
14. Ce qui est inconnu — Transparence conformément à ADR-015 L14
Dans le but de garantir la transparence conformément à ADR-015 L14, les questions factuelles suivantes sont explicitement désignées comme INCONNUES — elles n’ont ni été vérifiées, ni codifiées, ni peuvent être reproduites de manière fiable dans le domaine public :
Existence d’une directive explicite du SEM concernant le traitement des requérants russes et biélorusses dans le cadre d’une procédure d’examen approfondi codifiée – pour autant que l’on puisse le constater, elle n’a pas été publiée publiquement ; elle est éventuellement interne.
Taux d’acceptation actuels pour 2026 des demandes d’asile russes et biélorusses — vérifiables via les statistiques d’asile du SEM, mais considérés comme une donnée instantanée et donc susceptibles de varier ; ces données ne sont pas figées dans le présent article.
Normes concrètes pour les vérifications d’antécédents dans le cadre de la participation de la NDB/Fedpol aux procédures d’octroi de permis et de naturalisation – probablement classifiées ou à usage interne de l’administration ; non publiques.
Nombre exact des ensembles de sanctions de l’UE à une date donnée – la méthode de comptage n’est pas uniforme ; « 16+ » est le chiffre le plus prudent.
Pratique actuelle spéciale du SEM pour les ressortissants russes ou biélorusses résidant en Suisse depuis avant 2022 lors des renouvellements – aucune directive publique n’est identifiable, mais en pratique, il s’agit d’une pratique ordinaire.
Voies de recours en cas d’inscription sur une liste de personnes par rapport à un permis en cours de validité en Suisse – les conséquences juridiques (révocation, suspension, retrait) ne sont pas clairement codifiées.
Application du traité sur l’amitié et la coopération entre la Suisse et la Russie à la lumière des sanctions — bien qu’il soit formellement en vigueur, son champ d’application effectif est incertain.
Cette liste n’est pas exhaustive ; elle indique les lacunes dans les connaissances identifiées au moment de la création de cet article. Elle sera mise à jour à chaque déclenchement d’un actualisation.
15. Références et liens hypertextes
Les articles suivants de la plateforme SwissImmigrationPro sont liés à cet article :
framework/fw_asylg_glossary.md — Glossaire de la loi sur l’asile, pratique de reconnaissance, décisions-cadres du Tribunal administratif fédéral.
framework/fw_aig_vzae_glossary.md — Régime du LEI applicable aux ressortissants de pays tiers, conditions requises pour l’obtention des permis B, L, G et C.
framework/fw_sem_directives_index.md — Index des directives du SEM accessibles au public.
framework/fw_bug_2018_glossary.md — Loi sur la nationalité suisse, conditions de naturalisation.
framework/fw_data_protection_ndsg.md — Protection des données dans la procédure de migration.
permits/permit_n_asylum_pending.md — Statut pendant la procédure d’asile.
permits/permit_a_recognised_refugee.md — Statut accordé après l’octroi de l’asile.
permits/permit_f_provisional_admission.md — Admission provisoire en cas d’obstacles à l’exécution.
permits/permit_b_resident.md — Permis de séjour B pour ressortissants de pays tiers.
permits/permit_naturalisation_paths.md — Voies de naturalisation.
permits/permit_s_ukraine_temporary_protection.md — Mesure spéciale comparable motivée par des raisons politiques (pour les ressortissants ukrainiens).
bilaterals/bi_uk_post_brexit_citizens_rights.md — Adaptation bilatérale comparable de la pratique suite à un événement politique (Brexit), servant de référence méthodologique pour l’articulation des pratiques du droit international et du droit migratoire.
16. Hors du champ d’application — Ce que ne couvre pas le présent article
Un sujet politiquement sensible, tel que le régime de sanctions à l’encontre de la Russie et du Bélarus, est susceptible de donner lieu à des malentendus quant à la portée des conseils prodigués. L’article se démarque donc clairement :
Aucun conseil sur la manière de contourner les sanctions : les stratégies visant à contourner les sanctions liées à la guerre en Ukraine ne font pas partie des prestations et ne seront pas fournies, même dans le cadre d’un mandat individuel d’avocat. Le contournement des sanctions est passible de sanctions pénales et administratives en droit suisse.
Pas de conseil en stratégie d’asile : cet article explique le cadre juridique, et non la stratégie tactique individuelle visant à maximiser les chances de reconnaissance d’une demande d’asile. Un tel mandat relève de la compétence d’un avocat spécialisé en droit d’asile, inscrit au registre des avocats compétents en matière d’asile (BfR).
Pas de conseil en matière bancaire ou de conformité : les questions relatives à la lutte contre le blanchiment d’argent, les stratégies d’ouverture de comptes et la conformité bancaire relèvent de la compétence des avocats spécialisés dans les questions bancaires et de conformité, ainsi que des banques elles-mêmes.
Pas de conseil fiscal : l’application des conventions fiscales, les structures patrimoniales internationales et la planification fiscale en matière de résidence ne font pas partie du champ d’application de cette plateforme.
Pas de prise de position politique : le présent document décrit le droit et la pratique en vigueur, sans porter de jugement politique sur la politique des sanctions ou sur les événements géopolitiques qui la sous-tendent. L’utilisation de ces contenus à des fins d’argumentation politique n’est pas prévue.
Pour les cas individuels, il est nécessaire de mandater un avocat spécialisé en droit des migrations, inscrit au registre cantonal des avocats du BfR — et, selon les circonstances, également un avocat spécialisé en droit des sanctions et en droit du commerce extérieur, car ces deux domaines de spécialisation sont pertinents en pratique et distincts.
Cet article sera mis à jour à chaque nouveau train de sanctions, à chaque directive du SEM publiée et à chaque décision importante du TAF. La nature instable de ce sujet exige un seuil de validité de 60 jours au lieu des 90 jours habituels.